Véronique, 51 ans, franchisée Midas

« Je n’ai jamais été très passionnée par la coiffure et l’onglerie »

2014-03-07T06:05:00+02:0007.03.2014, 


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Véronique Bernaz a un caractère bien trempé. Un atout quand on est une femme dans le secteur automobile, selon la franchisée Midas. Après plus de 10 ans d'ancienneté dans le milieu, elle raconte non sans humour, quelques anecdotes qui ont jalonné son parcours.

Véronique Bernaz, franchisée Midas
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Véronique Bernaz, franchisée Midas.

Quand un grave accident de la route oblige cette ancienne commerciale à abandonner les longs trajets en voiture et à changer de métier, Véronique Bernaz choisit de s’orienter dans la franchise automobile. Le secteur n’est pas totalement étranger à cette passionnée de voiture et de kart qui compte parmi ses amis une franchisée Midas: « En fréquentant son centre, je me suis dit que l’expérience pouvait être intéressante. Oui, c’est un secteur d’hommes, mais cela ne m’a pas gênée, je n’ai jamais été très passionnée par la coiffure et l’onglerie », s’amuse-t-elle.

C’est en toute confiance qu’elle pousse les portes de l’enseigne d’entretien et de réparation automobile. « Je m’étais au préalable bien renseignée, Midas est l’un des secteurs de la réparation automobile qui détient le plus de franchisés, cela m’a rassurée. » Lors de la formation dispensée par l’enseigne, Véronique et ses collègues ont dû se repartir deux par deux dans des chambres d’hôtels : « Le réseau met tous ses candidats sur le même pied d’égalité, pour ma part, j'ai été amenée à partager une chambre avec un collègue homme, ils avaient oublié qu’il y avait une femme », raconte, amusée, la franchisée.

Avec plus de 10 ans d’ancienneté, des anecdotes, Véronique Bernaz en collectionne quelques-unes : « Il arrive qu’un interlocuteur commence une réunion par un « bonjour messieurs », je lève systématiquement la main et rappelle qu’il y a une femme dans la salle, ce qui fait toujours sourire. »

Des clients surpris

 L’étonnement, elle le voit également dans les yeux de ses nouveaux clients : « Ils sont souvent surpris de me voir derrière le comptoir, quand il y a un homme à côté de moi derrière la caisse, ils s’adressent spontanément à lui. C’est arrivé à un ami cuisiner à qui on posait sans arrêt des questions et qui répondait avec agacement « C’est à elle qu’il faut s’adresser, moi je n’y connais rien. »

Quant à ses trois employés, ils n’hésitent pas à faire appel à son expertise en cas de problème et confessent, bon gré mal gré, la justesse de ses analyses.

Aussi capables que les hommes

 Si la franchisée raconte ces anecdotes avec humour, elle n’en reste pas moins avertie sur la précarité du statut des femmes dans certains domaines d’activités. « Il faut montrer aux hommes qui exercent dans ce secteur qu’on est tout aussi capables qu’eux et savoir s’imposer. » Si Véronique avoue se retrouver parfois confrontée à des contraintes liées à sa condition de femme telle que l’impossibilité de soulever certains pneus trop lourds, l’ancienne commerciale l’affirme : être une femme dans ce secteur constitue un avantage, et cela se ressent notamment dans le type d’expertise proposé : « Je n’hésite pas à diagnostiquer plus en profondeur, avec des mots simples. Les clientes se sentent plus en confiance avec moi et ne redoutent pas les abus qui sont parfois pratiqués dans ce métier. Grâce au bouche à oreille, je me suis constituée une importante clientèle féminine. »

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