Aurélia, franchisée ADA

" Avoir une femme derrière le comptoir, ça a quelque chose de rassurant" 

2014-03-07T06:08:00+02:0007.03.2014, 


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A 28 ans, Aurélia Houari est franchisée ADA, enseigne spécialisée dans la location de voitures et utilitaires et entend mettre sa condition de femme en avant afin d’attirer une clientèle plus large.

Aurélia Houari, franchisée ADA
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Aurélia Houari, franchisée ADA.

Aurélia Houari est responsable de magasin dans la téléphonie lorsqu’elle est démarchée par Bouygues Télécom pour être assistante manager à la Défense, en région parisienne. La jeune femme est contrainte de démissionner près d’un an plus tard lorsqu’elle accouche de son premier enfant et se retrouve sans mode de garde pour son enfant. Elle recherche alors un emploi situé notamment plus près de son domicile lorsqu’une opportunité se présente au sein d’une agence ADA, réseau spécialisé dans la location de voitures et utilitaires, et situé tout près de chez elle. Pour ne pas rester au chômage, la jeune femme accepte de devenir agent de comptoir. Aurélia est elle-même une cliente régulière de l’enseigne. L’emploi n’est pas contraignant et l’ancienne responsable apprécie le contact avec la clientèle, mais le salaire est peu élevé.

C’est alors que son mari lui souffle l’idée de se mettre à son compte et d’ouvrir son propre centre ADA. Pour l’ancienne manager, le défi parait réalisable. Elle est d’autant plus intéressée que l’enseigne jouit d’un certain prestige. Aurélia se renseigne sur internet, fait le tour des forums de franchisés, essaie de collecter le maximum d’informations et s’accorde un délai de réflexion : « Lorsqu’on se met à son propre compte en franchise, il est préférable d’opter pour le bon concept et de choisir une marque bénéficiant d’une bonne notoriété. Cela évite de mettre ensuite la clef sous la porte », affirme la franchisée. La seule crainte de la jeune femme se situe surtout autour de l’aspect comptable qu’elle craint de ne pas réussir à gérer seule : «  Lorsque j’étais responsable de magasin, tout cet aspect était géré par le siège, je n’avais donc aucune expérience dans ce domaine et je craignais de m’emmêler les pinceaux, avoue l’entrepreneuse. Heureusement que la franchise permet d’être épaulée. On m’a aidée à trouver un bon expert-comptable. »

Tous les jours, Aurélia gère les départs et les retours de sa flotte de 21 véhicules, les réservations sur internet, fait du démarchage auprès d’agences immobilières etc. La chef d’entreprise se fait parfois aider par son mari qui pense à rejoindre un jour la société. La jeune femme a dû surmonter certains challenges après l’ouverture de son centre le 15 août dernier, « L’ancien propriétaire avait une mauvaise réputation » rapporte Aurélia, elle tente de relancer la machine, de se faire connaitre, de se démarquer de la concurrence, « Pour l’instant je n’ai pas à me plaindre », confie-t-elle.

Faire de sa condition de femme un atout

L’entrepreneuse entend capitaliser sur sa condition de femme : « Avoir une femme derrière le comptoir, cela attire les familles, les femmes avec enfants, les jeunes, ça a quelque chose de rassurant. De plus, de par mon caractère, j’aime prendre le temps de discuter et instaurer un climat convivial », poursuit la franchisée qui admet toutefois que tous les clients ne partagent pas cet enthousiasme en poussant la porte de son centre : «  Il est vrai que parfois je tombe sur des clients assez machos qui me regardent à peine », pas de quoi décourager la jeune femme qui a un vœu, qu’elles soient de plus en plus nombreuses à oser entreprendre : «  En France, certaines idées reçues sont encore présentes, pour ma part, j’encourage les femmes à se lancer, à aller jusqu’au bout de leurs projets, et à ne pas se laisser décourager. »

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