Opportunités et contraintes

Entreprendre à 60 ans : pourquoi pas en franchise ?

2010-09-09T15:46:00+02:00

09.09.2010, 


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A l’approche de la retraite, certains choisissent de finir leur carrière en créant une entreprise. Capacité financière accrue, formation du franchiseur… La franchise présente pour eux un grand avantage, à condition de s’investir et de se plier aux règles du réseau.

Les seniors, bons candidats pour la franchise

entreprendre franchise
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Entreprendre à la soixantaine demande de l’énergie et une motivation sans faille.

Entreprendre à la soixantaine demande de l’énergie et une motivation sans faille. « Se réinvestir dans leur entreprise n’est pas évident car les entreprises, malgré l'affichage de politique favorable aux seniors, leur ont en réalité laissé entendre qu’elles n'avaient plus besoin d'eux » constate Pierre-Loïc Chantereau. Leur investissement sera d’autant plus fort, que ces seniors veulent prouver qu’ils ne sont pas encore prêts pour la retraite.


Le relationnel et la capacité d’investissement

Gagnant chaque année de l’espérance de vie, les seniors sont en meilleure forme que leurs aînés. Ils ont également des atouts fortement appréciés pour monter une entreprise : ils possèdent des réserves financières importantes ainsi qu’un carnet d’adresses bien rempli. Pour Nathalie Dubiez, responsable de la franchise et du commerce associé chez HSBC, « le vrai plus des seniors réside dans leur capacité à utiliser leurs réseaux et à investir. » Grâce à leurs relations, ils trouvent le soutien, les conseils et les relais nécessaires pour faire connaître leur nouvelle activité. Autre avantage indéniable pour les enseignes : « les sexagénaires sont dégagés, en principe, des contraintes familiales telles que l’éducation des enfants », explique Pierre-Loïc Chantereau.

Bon à savoir
Les banques ne demandent pas de garanties supplémentaires par rapport à des candidats plus jeunes : « La société d’assurance peut exiger un bilan de santé complémentaire », témoigne Nathalie Dubiez de HSBC.


La franchise, un modèle adapté aux seniors

Yves Portrat, CRA
Crédits photo : Droits réservés
Yves Portrat est le responsable de la transmission d'entreprises en réseau au sein de l’association Cédants et Repreneurs d’Affaires (CRA).

Gain de temps et contrat court

Beaucoup d’anciens cadres à l’approche de la soixantaine choisissent la franchise pour « changer de métier et bénéficier de la formation des franchiseurs», explique Yves Portrat, consultant au CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires). Le modèle de la franchise leur permet d’apprendre en quelques mois toutes les clés pour réussir sur un nouveau secteur. De plus, les contrats sont limités en temps (5 ans en moyenne), ce qui correspond parfaitement à leurs attentes.


Principale motivation : la reconquête d’un statut social

Les anciens salariés qui deviennent chefs d’entreprise sont motivés par l’envie d’être enfin aux commandes. A l’heure des bilans professionnels, ils valorisent ainsi ce qu’ils savent faire et « prolongent la vie professionnelle par un projet qui les motive fortement », précise Pierre-Loïc Chantereau, spécialiste en management des réseaux auprès du groupe Equation. Du statut d’anciens salariés vieillissant de l’entreprise, parfois peu reconnus, ils deviennent alors des chefs d’entreprise, ce qui est beaucoup plus valorisé par notre société. Au-delà de leur unité, ils peuvent également prendre des responsabilités au sein du réseau, comme nous l’explique Yves Portrat, consultant au CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires) : « dans le cadre de groupements d’agences dans l’immobilier, les services aux entreprises ou les assurances, les adhérents plus âgés sont appelés à avoir des responsabilités dans la politique du groupe, ce qui est particulièrement motivant. »


Pierre-Loïc Chantereau, Equation
Crédits photo : Droits Réservés
Pierre-Loïc Chantereau, spécialiste en management des réseaux auprès du groupe Equation

Etes-vous fait(e) pour la franchise ?

Mesurer les contraintes de l’entrepreneuriat

Devenir franchisé demande une capacité de travail soutenue, six jours sur sept, voire même plus. Mais surtout des dispositions d’adaptation. « Les futurs franchisés devront faire les choses par eux-mêmes alors qu’avant, en tant que cadre, ils étaient déchargés des contraintes matérielles » explique Maryvonne Labeille, fondatrice du cabinet Labeille Conseil, consultante en recrutement et ressources humaines. De plus, ils doivent accepter une baisse de revenus.


Accepter de se plier aux règles du réseau

Forts de leur expérience et du savoir-faire qu’ils ont acquis au fil des années, les seniors ont parfois du mal à accepter les contraintes de la franchise : or, il est essentiel d’avoir l’esprit réseau et que tous les franchisés se conforment à la politique commerciale de l’enseigne.

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