Recrutement

Economie verte : les profils commerciaux et techniques privilégiés

2013-05-27T16:29:00+02:00

27.05.2013, 


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Dans les métiers « verts » peut-être plus qu’ailleurs, la création d’entreprise est d’abord affaire de conviction. Selon de nombreuses enseignes, il est nécessaire d’être convaincu du bien-fondé de la démarche éco-responsable pour s’épanouir dans un réseau.


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Les réseaux du développement durable sont plutôt optimistes pour leur avenir et vont continuer à recruter.

« Nous recevons chaque année entre 1 000 et 2 000 demandes d’ouvertures de magasins. Nous en acceptons entre 20 et 40. Un entrepreneur qui nous contacte doit faire preuve d’un vrai engagement pour le bio et respecter notre cahier des charges contraignant. » Gilles Piquet Pellorce, directeur général de Biocoop, défend le modèle de recrutement de l’enseigne de distribution de produits biologiques. Privilégiant des profils « militants », le réseau accueille des entrepreneurs venus de secteurs très différents. « Nous avons des gérants de magasins qui viennent de la distribution, de la banque… Ils ont comme point commun de s’être remis en cause pour se diriger vers le bio et vers des processus plus respectueux de l’environnement », affirme le patron de la chaîne.

Commercial et pédagogue

Si toutes les enseignes « vertes » en réseau ne sont pas aussi « radicales » que Biocoop, plusieurs insistent sur la nécessité pour les franchisés d’être pédagogiques et convaincus de leur particularité. « On ne peut pas être convaincant si l’on n’est pas soi-même convaincu de l’intérêt d’une rénovation thermique », assure Bertrand Demenois, chez BDSA dont l’enseigne FCA intervient pour des travaux d’isolation. Ainsi, l’enseigne recherche des profils à la fois commerciaux et techniques. Même chose chez le concurrent Sereliance. Développé en franchise sur le seul créneau du photovoltaïque, le patron Grégory Regouby préfère recruter un « authentique commerçant » pour vendre ses solutions d’amélioration de l’habitat. Dans les services aussi, on partage cette conviction. « Les franchisés doivent faire preuve d’un bon esprit gestionnaire, d’une forte énergie et d’une bon tempérament commercial. Un bon franchisé est un bon vendeur », estime Alexandra Renaud, chargée de développement chez Cartridge World, spécialiste de la vente et du recyclage des consommables d’impression.


Crédits photo : GDFSuez Home Performance
Les profils techniques sont appréciés par les entreprises "vertes" qui misent aussi sur des commerciaux convaincus.

Valoriser une expérience-métier

Dans l’économie verte comme ailleurs, la mise en place de réseaux en franchise passe par la formation des futurs gérants. « Tous les entrepreneurs qui nous ont rejoints jusqu’à présent viennent de secteurs autres que le pressing », souligne Nicolas de Bronac chez Sequoia Pressing. Dans d’autres secteurs, les franchiseurs préfèrent miser sur un élargissement des compétences dans une même branche professionnelle. Par exemple, l’enseigne Natilia, qui fabrique des maisons ossature bois, recherche des entrepreneurs qui ont déjà exercé des métiers proches de cette filière, que ce soit des constructeurs, des agents immobiliers… La connaissance de l’environnement métier est également appréciée chez GDF Suez Home Performance : « Le candidat devra posséder un savoir-faire dans les technologies du chauffage, de la production d’eau chaude, de l’isolation du bâti… Mais nous recherchons avant tout des hommes et des femmes motivés, curieux et à l’écoute des besoins de nos clients », détaille Pierre-François Chenu, directeur du développement de la franchise.


Environ 30 % d’apport personnel

Reste que les bonnes intentions et les éléments de langage destinés à promouvoir le concept de son enseigne peuvent se heurter à des considérations financières. En effet, l’investissement global pour intégrer un réseau a toujours un coût qui peut aller de 120 000 euros (FCA-groupe BDSA) à près de 250 000 euros (Sequoia Pressing). Dans le domaine du développement durable comme ailleurs, les franchiseurs précisent que la répartition de l’investissement suit la règle du 30/70 : 30 % d’apport personnel du franchisé, 70 % apportés par la banque. Ces chiffres sont à comparer avec le retour sur investissement promis par les enseignes. Et là force est de reconnaître que les perspectives sont plutôt alléchantes dans la grande majorité des secteurs puisque les filières de l’économie verte devraient continuer à croitre.

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