Restauration rapide

T. Kermarrec (La Mie Câline) : « Choisir une enseigne correspondant à l'accompagnement recherché et à ses valeurs »

2010-06-16T10:01:00+02:00

16.06.2010, 


imprimer

Thierry Kermarrec, responsable intégration à La Mie Câline, donne les clés pour faire réussir un entrepreneur en franchise. Preuve à l’appui : cette enseigne compte un quart de siècle d’existence, 193 points de vente... et seulement quelques échecs, un cas très rare en franchise !

Thierry Kermarrec, La Mie Câline
Crédits photo : Droits réservés
Thierry Kermarrec, responsable intégration enseigne chez La Mie Câline

Savoir faire évoluer son concept

En franchise, tout commence par un concept bien rôdé, qui a fait ses preuves économiques au sein d’unités pilotes avant d’être proposé aux franchisés. Localisation, aménagement intérieur, offres produits et commerciale, gestion… La Mie Câline n’a cessé, en 25 ans d’existence, d’affiner son concept de terminaux de cuisson. « Nous avons d’abord testé chaque amélioration dans nos 20 points de vente en filiale. Pour un nouveau concept, comme la Mie Câline à Table, ou même un changement de type d’implantation - en centre commercial, en Espagne ou en Belgique -, nous vérifions si notre concept fonctionne dans plusieurs unités pilotes, dans différentes typologies de ville. Par exemple, nous avons d’abord créé le pilote de La Mie Câline à Table à Poitiers, en quelque sorte une première base de travail. Pour le second magasin, ouvert un an plus tard sur un axe passant en sortie de ville à Laval, nous avons rectifié de nombreux éléments, en faisant notamment passer de 60 à 100 le nombre de places assises. Le trafic clientèle s’est avéré plus linéaire tout au long de la journée, alors qu’il était davantage concentré le midi et en semaine à Poitiers. Pour le troisième point de vente La Mie Câline, qui s’implantera à La Roche sur Yon, il nous restera encore quelques éléments à préciser », explique Thierry Kermarrec, responsable intégration à La Mie Câline.


L’emplacement, gage de réussite

Pour faire réussir un entrepreneur, l’emplacement doit être d’excellente qualité pour le concept La Mie Câline. « Au sein de notre structure, deux personnes sont exclusivement chargées de rechercher, négocier et valider des emplacements numéro 1 dans toutes les villes. Cela nous permet de pouvoir proposer à un futur franchisé plusieurs emplacements dans différentes régions. Nous pouvons aussi attendre plusieurs années pour obtenir un emplacement précis dans une ville », indique Thierry Kermarrec. Chaque année, La Mie Câline ouvre 20 nouveaux magasins en franchise, et transmet 10 à 12 points de vente.


Formation cohérente par rapport au savoir-faire métier

« Hygiène, management, gestion de l’entreprise… Quand un franchisé ouvre un point de vente, il doit maîtriser le métier. Au sein de notre réseau, il suit un parcours de 3 à 4 mois, alternant théorie et pratique. Dont 4 semaines en doublure, puis 1 à 2 mois en situation réelle à tous les postes, du technicien au responsable », affirme Thierry Kermarrec.


Accompagnement sur mesure

La Mie Câline compte 60 collaborateurs au siège, à Saint-Jean-de-Monts. Elle propose un panel de services étoffé à ses franchisés : Communication, Juridique, Ecole de Formation, Service Qualité (certification ISO 9001)… Chaque animateur régional a en charge une vingtaine de magasins du réseau et les visite au moins une fois par trimestre. Objectif : développer le chiffre d’affaires et la rentabilité du point de vente. « Toute difficulté d’un franchisé, nous l’avons déjà rencontrée avec d’autres franchisés. D’où la mise en place de plans d’action pour que les difficultés identifiées ne se reproduisent plus. Cette démarche est de plus codifiée, puisque nous sommes certifiés ISO 9001, dont un des principes est l’amélioration continue du service à nos franchisés », rappelle Thierry Kermarrec.

L’innovation, une nécessité

Quatre personnes sont affectées au développement des produits à La Mie Câline. « 20 à 30 nouvelles références, sur les 180 de la gamme complète, sont créées chaque année. L’innovation est une nécessité pour s’adapter à un environnement concurrentiel. Nous proposons également de nouveaux services à nos franchisés. Depuis cette année, ceux-ci peuvent démarcher les grands comptes tels que les entreprises, les restaurants, les collectivités locales… Grâce à ce service, sous forme de prospectus, ils ne sont plus seulement des commerçants, mais des commerciaux », souligne Thierry Kermarrec.


La création d’entreprise par envie

Tout candidat à la création à la franchise doit se poser les bonnes questions avant de s’engager avec un réseau, comme la capacité d’adaptation au métier ou la part de plaisir dans le travail. « Le choix de la création d’entreprise en franchise passe par 4 étapes. Tout d’abord, le franchisé potentiel doit réfléchir aux contraintes de ce choix – notamment pour sa vie personnelle -, et mesurer sa motivation à devenir chef d’entreprise, laquelle ne doit pas être un palliatif à un plan social ou à une quête d’emploi difficile. Ensuite, il doit posséder la volonté de créer en franchise, montrer sa capacité à intégrer un collectif et se sentir à l’aise avec les contrôles ou procédures. Troisièmement, il doit trouver une activité dans laquelle il s’épanouira au quotidien et porteuse dans les dix prochaines années. Afin de pouvoir céder son activité au terme du contrat. Enfin, il doit choisir une enseigne correspondant à l'accompagnement recherché et à ses valeurs », précise Thierry Kermarrec.


Ethique

La loyauté dans le partenariat commercial entre un franchisé et un franchiseur reste le fondement de la franchise. « Le franchiseur est tenu à un discours réaliste à chaque étape de la vie au sein du réseau, de l’intégration à la fin du contrat. Il faut insister sur les contraintes et les difficultés d’un tel parcours, pour que, si celles-ci surviennent, ceci ne soit pas une surprise ou une déception et qu'il s'y soit préparé. Franchiseur et franchisé doivent se faire mutuellement confiance », conclut Thierry Kermarrec.

Sommaire
Dans ce secteur
Fiches pro APCE