Témoignage d’ex-franchisé

C. Gaulupeau (Le Fournil Saint Nicolas) : « J’ai renoncé à poursuivre mon franchiseur car il n'était pas solvable »

2012-05-16T17:35:00+02:00

22.05.2012 mis à jour le 16.05.2012, 


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Ancien franchisé du Fournil Saint Nicolas à La Rochelle, Christophe Gaulupeau a subi la liquidation judiciaire de son franchiseur en juin 2010. Depuis, le réseau a été racheté et relancé. Retour sur son expérience.

Changement de réseau

D’une franchise à l’autre

Malgré une première expérience malheureuse en franchise, Christophe Gaulupeau rejoint Le Fournil Saint Nicolas en 2008. Il entretient, pendant les six premiers mois, de bonnes relations avec les équipes du franchiseur, « qui souhaitaient que je devienne un référent pour les nouveaux arrivants. »


Matières premières trop chères

Rapidement cependant, il constate que les matières premières référencées par le réseau sont vendues plus chères que lorsqu’il s’approvisionnait par lui-même : « Les ristournes fournisseurs n’étaient pas rétrocédées aux franchisés. J’ai décidé à partir de ce moment de passer seul mes commandes. Les relations avec le franchiseur se sont tendues, mais je croyais être un cas isolé. »


La prise de conscience


Absence d’assistance

Ce qui inquiète davantage le patron rochelais, ce sont les services que le franchiseur n’a jamais mis en place d’après lui : pas de réunion de franchisés, pas de politique de communication, pas de suivi régulier des points de vente. « Il nous promettait que cela allait venir. Finalement, il n’a plus répondu au téléphone », explique le chef d’entreprise. A l’été 2009, il apprend qu’une dizaine de franchisés a pris contact avec un avocat car leurs magasins n’étaient pas rentables.


Des travaux onéreux

Les membres du réseau constatent qu’ils ont tous été incités par le franchiseur à recourir au même maître d’œuvre pour l’aménagement de leur point de vente. Un artisan qui, d’après Christophe Gaulupeau, faisait payer très cher ses prestations. Face à ces problèmes multiples, tous stoppent le paiement de leurs royalties.


Indépendant

En juin 2010, le Fournil Saint Nicolas est placé en liquidation judiciaire. « Nous étions en train de constituer notre dossier avec notre avocat. Le franchiseur n’était pas solvable, il était débiteur de l’URSSAF. J’ai donc renoncé à le poursuivre.» Aujourd’hui, Christophe Gaulupeau est toujours installé à La Rochelle, mais en indépendant. « L’enseigne ayant été rachetée, j’ai dû retirer tous les signes distinctifs de la marque. Les travaux m’ont coûté près de 3 000 euros. »

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