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Portrait robot de l’animateur de réseau idéal

2010-05-05T16:57:00+02:00

05.05.2010, 


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Toujours à l’écoute, l’animateur fait preuve de diplomatie pour véhiculer son message et sait s’adapter à chacun des franchisés qu’il accompagne. Parfait connaisseur du monde de la franchise et du concept dont il est le garant, il a des compétences de manager et un sens aigu du commerce.

Les qualités de l'animateur de réseau
Crédits photo : Shutterstock.com
Quatres qualités essentielles pour un animateur de réseau de franchise.

L’importance des savoir-être

A l’écoute

Pour Arnaud Guérin, directeur du réseau Cash Express France en charge de la direction de l’animation, la définition d’un bon animateur est simple : « C’est avant tout quelqu’un qui est à l’écoute de son réseau et des ses partenaires. » Il est là pour donner de l’information aux franchisés mais aussi pour assurer un retour du terrain au franchiseur. L’animateur fait toujours preuve d’empathie. « Le franchisé est un patron qui se sent parfois seul dans son métier » ajoute Pascale Pécot, conseil en organisation et management de franchise au sein du cabinet Adventi. « L’animateur a donc un rôle off de soutien psychologique, d’autant plus quand l’activité va mal. »


Dialogue et diplomatie

L’animateur n’a aucun lien de subordination avec les franchisés qui restent des commerçants indépendants. Il ne peut rien imposer et se place donc sur le mode du conseil. « Ce positionnement se traduit jusque dans les écrits » tient à souligner Gilbert Mellinger, dirigeant du cabinet EPAC International. « Dans les comptes-rendus de visite, l’impératif est à bannir. L’animateur "recommande" ou "conseille". S’il met en demeure de réaliser un changement, c’est uniquement avec l’accord du franchiseur. »


Lise Fercoq Dugué, Zugga Media
Crédits photo : Droits Réservés
Lise Fercoq-Dugué, directrice associée de ZuGGa media.

Adaptabilité

Les visites de l’animateur doivent être une valeur ajoutée pour l’ensemble des franchisés : pour le nouvel arrivant très en demande notamment sur des points techniques, pour le plus ancien, fin connaisseur du métier, qui attend avant tout que l’on fasse remonter son information et son expérience. « Dans toute entreprise, un bon manager ne gère pas l’ensemble de ses équipes de façon identique. C’est bien évidemment le cas en franchise » assure Lise Fercoq-Dugué, directrice associée de ZuGGa media, agence de conseil en communication et création d'événements spécialisée en franchise.


Equité et transparence

Equité et transparence sont les maîtres mots de l’animateur. « Le contrat de franchise est le même pour tous » rappelle Rose-Marie Moins, responsable du pôle formation à la Fédération française de la franchise. « Les franchisés ne doivent pas avoir l’impression que certains sont favorisés. » L’animateur prend donc bien garde à révéler les mêmes informations à tous et en même temps, à ne pas autoriser certains à faire quelque chose que d’autres n’auront pas le droit de faire. « L’animateur ne doit pas être pris pour une girouette. C’est à travers lui que l’image du franchiseur se construit » conclut Rose-Marie Moins.

Des compétences généralistes

Connaissance du monde de la franchise

L’animateur connaît le monde de la franchise, ses rouages et surtout ses enjeux. Il maîtrise la nature de la relation qui unit le franchiseur à ses franchisés, ainsi que le Code européen de déontologie et la loi Doubin.


Maîtrise du concept

Pour faire respecter le concept du franchiseur, encore faut-il le maîtriser. Rien de mieux qu’un animateur ayant lui-même été patron d’une unité au sein du réseau dont il a la charge, qui a réussi, et pour qui l’animation est une promotion. N’ayant pas d’autorité sur les franchisés, la seule façon pour un animateur d’être crédible auprès des indépendants est que sa compétence soit reconnue. « S’il n’a pas ce profil, le franchiseur doit former son animateur ou l’oublier dans un magasin pilote » conseille Pascale Pécot. « Cela lui permettra d’acquérir la culture du réseau et d’être légitime face aux franchisés. »


Rose-Marie Moins, FFF
Crédits photo : Droits Réservés
Rose-Marie Moins, responsable du pôle formation à la Fédération française de la franchise.

Des connaissances métier

L’animateur reste un généraliste mais il doit avoir une vision à 360 degrés du métier des franchisés. « Il n’est ni directeur du marketing, ni chef de produit » tempère Rose-Marie Moins. « Mais il doit savoir comment se construit une campagne de communication ou un prix pour pouvoir répondre aux questions des indépendants. » Si la demande est trop technique, rien ne l’empêche de se référer aux spécialistes du domaine au sein du réseau. Mais les franchisés d’un réseau d’agences immobilières ou d’intermédiaires en opérations bancaires attendront de leur animateur qu’ils maîtrisent le cadre juridique de leur activité.


Management et sens commercial

Dans un réseau de franchise, l’animateur gère avant tout des hommes dont le métier est lié au commerce. Une expérience dans le management et un sens commercial sont donc des pré-requis essentiels pour cette fonction.


 

La formation des animateurs
Il existe actuellement plusieurs cursus de formation initiale qui forment au management de réseaux et offrent comme débouché (parmi d’autres) le métier d’animateur.

L’Université de Haute Alsace (UHA), à Colmar, propose un Master 2 « Ingénierie et Management des réseaux commerciaux » en un an, dont 22 semaines minimum de stage en entreprise. L’Institut d’Administration des Entreprises (IGR-IAE) de l’Université de Rennes 1, dispense un Master 2 Marketing « Management des réseaux et de la franchise ». De niveau Bac+5, cette formation d’un an est en alternance répartie entre 15 semaines de formation à l’université et le reste en entreprise.

Enfin, la Fédération française de la franchise propose depuis 2009 une formation continue de dix jours au métier d’animateur. Ce cursus s’adresse aux stagiaires en recherche de méthodes d’animation et d’outils normés. Les formateurs ont tous une longue expérience dans la franchise.

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