Emploi du temps

Le quotidien d’un animateur dans un réseau de franchise

2010-05-06T09:01:00+02:00

06.05.2010, 


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Visites des magasins, assistance à l’ouverture, réunions régionales ou convention nationale, le quotidien d’un animateur de réseau de franchise est très diversifié.

Pascale Pécot, cabinet Adventis
Crédits photo : Droits Réservés
Pascale Pécot, cabinet Adventi.

Un métier pratico-pratique

Les mains dans le cambouis

Confident, conseiller, coach, l’animateur est aussi régulièrement mis à contribution au sein même du point de vente lors de la mise en place d’animation commerciale ou de communication par exemple. « On reste toujours dans le pratico-pratique, dans la réalisation » décrit Pascale Pécot, conseil en organisation et management de franchise au sein du cabinet Adventi. « Ce n’est pas martien qu’un animateur aide un franchisé à installer la décoration de Noël. » Mieux vaut donc ne pas avoir peur de mettre les mains dans le cambouis.


Pas un salarié supplémentaire

Arnaud Guérin, directeur du réseau Cash Express France en charge de la direction de l’animation, l’a bien compris mais se fixe pourtant une limite. « Nous pouvons aider un indépendant à implanter une gondole. C’est une autre façon de l’accompagner. Pour autant, nous ne sommes pas des salariés supplémentaires du magasin. Il doit donc y avoir une visée à long terme et que cette option ait été réfléchie ensemble dans le but d’augmenter le chiffre d’affaires du point de vente ou sa situation. »


L'emploi du temps d'un animateur de réseau
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« Les visites en magasin, c’est un tiers d’écoute, un tiers de dialogue et un tiers de solution.  »

Les visites en magasins

La base du métier

Le quotidien d’un animateur se passe essentiellement dans les points de vente. Ces visites sont le principal lieu d’échange entre animateur et franchisés. Au-delà des mails et des coups de téléphone, c’est l’occasion pour les indépendants de poser toutes leurs questions. Pour l’animateur, c’est la possibilité de vérifier que le concept est bien appliqué et que les résultats sont conformes aux prévisionnels. Ces visites donnent lieu à des comptes-rendus et à un plan d’action comme le résume Laurent Gueutal, animateur du réseau Midas  : « Les visites en magasin, c’est un tiers d’écoute, un tiers de dialogue et un tiers de solution. »


Le rythme des visites

Défini parfois dans le document d’information précontractuel (DIP) remis aux nouveaux entrants, le rythme des visites s’adapte aux difficultés des franchisés. Pour Lise Fercoq-Dugué, elle-même ancienne animatrice d’un réseau de franchise : « le minimum est de rendre visite une fois tous les deux mois aux indépendants. Mais si un franchisé rencontre des problèmes nécessitant une visite par semaine, c’est à l’animateur de prendre cette décision. »


Une préparation nécessaire

L’animateur doit toujours maîtriser ses dossiers pour être légitime et crédible auprès des indépendants. Avant d’aller voir un franchisé, il relit les notes prises lors de la dernière visite, révise ce qui s’est dit et revoit le plan d’action décidé conjointement avec le commerçant.

Les ouvertures

Recherche du local

Avant l’ouverture d’un point de vente, la mission de l’animateur comprend parfois la recherche du local avec le franchisé. « Dans notre réseau, l’animateur est en contact avec le nouvel arrivant avant même qu’il ne parte en formation » détaille Jacques Rolland, responsable de l’animation au sein du réseau Guy Hoquet L’Immobilier. « Il l’aide à trouver l’emplacement de sa future agence et participe à la validation du choix du local avec le franchiseur. »


Présence et accompagnement

La présence de l’animateur au moment de l’ouverture varie en général de quelques jours à quelques semaines. Chez Guy Hôquet L’immobilier par exemple, l’animateur se rend en agence dans le mois qui précède l’ouverture pour familiariser le franchisé avec tous les outils mis à sa disposition. Puis, pendant les deux mois qui suivent l’inauguration, les rendez-vous téléphoniques sont hebdomadaires et deux audits viennent s’ajouter pour évaluer à la fois la bonne mise en place du concept et les besoins du nouveau franchisé.


Les réunions régionales et la convention nationale

Un lieu d’échange

Les réunions régionales s’organisent dès que le réseau a atteint une certaine taille. Elles sont un lieu supplémentaire d’échange. La présence de l’animateur est donc essentielle car il se doit d’être toujours au courant de tout ce qui passe dans sa région. « Quand je passe dans les centres, les franchisés sont sollicités par les clients, le téléphone, leur personnel » affirme Laurent Gueutal. « Il est parfois difficile d’avoir une discussion suivie avec eux. Dans les réunions régionales, ils sont plus sereins et concentrés, l’échange est plus facile. »


Mieux cerner les franchisés

C’est aussi un formidable outil de détection pour l’animateur afin de repérer ceux qui sont moteurs pour le groupe. Dans le bon, comme dans le mauvais sens. Ainsi, il peut davantage cerner les bons profils qui participeront aux réunions de travail ou aux futures commissions. Ou appréhender les individus plus difficiles à canaliser et anticiper les conflits futurs.


La convention nationale

Elle a lieu une fois par an et réunit l’ensemble des franchisés. C’est un moment clé dans l’animation du réseau. La convention nationale est le temps du bilan et de l’annonce des projets d’avenir. Elle permet la fusion de tous les indépendants qui apprennent à mieux se connaître. Le franchiseur est le grand orateur de cet événement. « Mais l’animateur a un rôle clé lui aussi car il est le plus à même d’exposer à l’ensemble du réseau les dossiers traités au quotidien » confie Arnaud Guérin.

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