Témoignages

Franchise : les parcours de trois animateurs de réseaux

2010-05-06T09:15:00+02:00

06.05.2010, 


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Entrepreneur indépendant, commercial, franchisé, les parcours qui mènent au métier d’animateur sont très variés comme le montrent ces trois témoignages.

Laurent Gueutal, Midas France
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Laurent Gueutal, animateur du réseau Midas France.

Laurent Gueutal, 36 ans, commercial, responsable de plusieurs points de vente, animateur chez Midas en région parisienne.

Laurent Gueutal a toujours évolué dans le secteur de l’automobile. Après un bac pro réparation-mécanique automobile et un BTS force de vente, il devient livreur pour un distributeur de pièces automobiles, puis vendeur et enfin responsable de magasin. Après une expérience de VRP, il entre chez Midas comme chef de centre et est promu responsable de point de vente, avant de rejoindre les équipes d’animation. « Je n’ai jamais été franchisé Midas. Mais mon expérience dans le réseau me donne une certaine légitimité. » En moyenne, Laurent Gueutal visite ses franchisés tous les trimestres. Sa vision du métier ? « La problématique du franchisé est un peu la même que celle du banquier. Il frappe à la porte quand la rentabilité n’est pas là. Mon métier est de réussir à faire performer leur chiffre d’affaires avec l’existant, sans forcément réaliser de nouvelles dépenses. » A 36 ans, cet animateur se sert encore beaucoup de son expérience de commercial, y compris en cas de conflit avec les indépendants Midas. « Dans ces cas-là, je joue le VRP. J’écoute ce que le franchisé m’explique. Et je me sers de la raison qu’il invoque pour ne pas réaliser telle ou telle opération pour trouver l’argument qui va le convaincre. »


 

Arnaud Guérin, Cash Express France
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Arnaud Guérin, animateur du réseau Cash Express France.

Arnaud Guérin, 38 ans, entrepreneur indépendant, franchisé Cash Express en ralliant ses magasins, animateur du réseau, puis directeur de Cash Express France, en charge de la politique d’animation.

Après une maîtrise en droit des affaires, Arnaud Guérin se lance dans les produits d’occasion en devenant gérant d’une société d’achat-vente. En 2001, il rachète les parts sociales de deux autres magasins indépendants en Touraine et ouvre deux nouvelles unités. A la tête de quatre points de vente, il décide de passer ses magasins sous l’enseigne Cash Express. Rapidement, le poste d’animateur réseau lui est proposé. « Le challenge me tentait car tout restait à faire. Les magasins étaient encore sous contrat de licence et l’objectif était de développer le réseau en franchise. » Après plusieurs années sur le terrain, Arnaud Guérin est devenu directeur du réseau Cash Express France et dirige la politique animation de l’enseigne. Il vient d’embaucher deux nouveaux animateurs. Tous les deux sont d’anciens salariés du groupe. Le recrutement en interne était essentiel. « Nous vendons un savoir-faire qui permet d’acheter des produits d’occasion à des clients qui sont des particuliers. Pour moi, celui qui n’a pas pratiqué ce métier aura du mal à le comprendre. »

 

Jacques Roland, Guy Hoquet
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Jacques Roland, responsable de l'animation chez Guy Hoquet L'immobilier.

Jacques Rolland, 65 ans, inspecteur dans le secteur de l’assurance, puis agent immobilier indépendant, devenu franchisé Guy Hoquet, aujourd’hui responsable de l’animation au sein du réseau Guy Hoquet L’immobilier.

A 65 ans, Jacques Rolland ne semble pas prêt de s’arrêter. Sa carrière a commencé dans le secteur des assurances. Inspecteur, il gravit progressivement les échelons et devient directeur régional avant de se lancer dans le secteur de l’immobilier. D’abord indépendant, il rejoint le réseau Guy Hôquet en tant que franchisé. Aujourd’hui, après différents postes à responsabilité, il est devenu responsable de l’animation du réseau. « J’ai fixé une condition à ma nomination à ce poste : rester sur le terrain. Je suis deux jours par semaine au siège à Paris. Le reste du temps, je visite les agences avec mes animateurs. Que la direction de l’animation se déplace est une preuve de reconnaissance pour les franchisés. » De toute façon, le terrain, Jacques Rolland l’a dans le sang. « Je suis directeur de l’animation commerciale. L’adjectif « commercial » a un sens. C’est avant tout la relation avec l’autre. » L’homme se fixe pourtant une limite. « Notre relation avec les franchisés doit être cordiale, voire amicale. Mais nous ne sommes pas là pour faire la fête avec eux. Sinon, nous ne sommes plus crédibles ensuite. »

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