Contre-témoignage franchiseur

P. Heraudet (Mikit) : « Un ancien du métier risque de nuire à notre modèle économique »

2010-06-04T11:57:00+02:00

04.06.2010, 


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Mikit n’intègre pas d’indépendants isolés du secteur car le concept repose sur un savoir-faire commercial plus que sur la technique de construction. Explications de Pascale Heraudet, directrice du développement du réseau.

Pascale Héraudet,  Mikit.
Crédits photo : Droits Réservés

Pascale Héraudet, Directrice du développement chez Mikit.


« Vous ne venez pas du secteur de la construction ? C’est tant mieux ! ». Dans ses brochures d’information destinées aux futurs franchisés, le constructeur de maisons en kit Mikit affiche d’emblée la couleur. « Nous privilégions les candidatures de ceux qui ne sont pas du métier », confirme Pascale Heraudet, directrice du développement de l’enseigne. Et d’expliquer cette politique de recrutement : « Davantage qu’une maison, nous vendons un produit financier. Nos clients sont en effet des personnes qui ne pensaient pas pouvoir accéder à la propriété en raison de revenus trop faibles et à qui nous proposons une solution prête à finir. Cela signifie que nous construisons le gros œuvre et que le second œuvre leur est livré sous forme de kit à monter avec l’assistance du franchisé ». D’où une économie de 30 % sur le produit final pour le client.



Concrètement, le rôle du franchisé consiste avant tout à bâtir une proposition financière adaptée au niveau de vie du client. « Le discours n’est pas axé sur les caractéristiques de la maison mais sur l’équilibre financier du projet, du moins au stade des premières rencontres », explique Pascale Heraudet. « Or, si le franchisé a vendu des maisons par la passé, il aura tendance à focaliser sur les aspects techniques de la construction. Sa manière d’aborder le client ne sera donc pas pertinente et risque de nuire au modèle économique de Mikit qui repose d’abord sur le savoir-faire commercial », conclut-elle.

 

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