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Indépendants isolés : rejoindre un réseau pour augmenter son chiffre d’affaires

2010-06-04T11:48:00+02:00

04.06.2010, 


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Pour un indépendant isolé, le principal intérêt de devenir membre d’un réseau doit rester, plus que l’accès à des services mutualisés, l’accroissement de son chiffre d’affaires.

Augmentation du chiffre d'affaires
Crédits photo : Shutterstock.com
"Si le concept est bien assimilé par le franchisé, l’effet de levier est considérable".

La notoriété et l’image de marque

Intégrer un réseau, c’est avant tout profiter de la notoriété d’une enseigne nationale et de l’image véhiculée par la marque. « Nos marques – Dessange, Camille Albane et Frédéric Moreno – ont une identité forte qui permet de se démarquer de la concurrence », estime Frédéric Moreno, directeur général du groupe Dessange International. « Si le concept est bien assimilé par le franchisé, l’effet de levier est considérable », certifie-t-il. Même discours chez Jardiland : « l’effet de marque draine une clientèle supplémentaire », affirme Guilhem Porcheron, directeur général du groupe.


Un chiffre d’affaires plus élevé

Selon la notoriété de l’enseigne et le modèle économique, les retombées sont plus ou moins importantes. « Grâce à nous, le restaurateur peut espérer augmenter son chiffre d’affaires de 50 %, voire même le doubler », assure Cédric Lacout, directeur de Bars & Co (bars brasseries Au bureau, Café Leffe, Belgian Beer Café, Irish Corner). Chez Jardiland, les gains se situent entre 17 % et 27 %. Et au sein du réseau La Boucherie, « le chiffre d’affaires de l’exploitant grimpe de + 20 % à + 30 % en moyenne », indique Christophe Mauxion, directeur général du groupe.


Une nouvelle dynamique

« Appartenir à un groupe démultiplie les forces », explique Frédéric Moreno qui ajoute que c’est aussi l’opportunité pour certains coiffeurs de renaître et d’évoluer dans un nouvel univers. Rejoindre une enseigne permet aussi de rompre l’isolement. « Le regard extérieur de l’animateur réseau est un atout pour progresser », estime Francis Ricard, qui vient tout juste d’adhérer au réseau Glastint, spécialisé dans la pose de films solaires et/ou sécurité sur les bâtiments et les automobiles.


L’accès à des services mutualisés

Qui dit franchise dit mise en commun de moyens pour le bénéfice de tous. « La tête de réseau prend en charge un certain nombre de services. C’est un gain de temps pour le franchisé qui peut se concentrer sur le management de son équipe et la gestion », explique Cédric Lacout.
Glastint, par exemple, fournit une garantie nationale. « Si je mets la clé sous la porte, le client peut faire jouer sa garantie dans n’importe quel centre. En terme commercial, c’est un argument que je fais valoir », commente Francis Ricard. La plupart des réseaux proposent aussi des conditions d’achats intéressantes compte tenu du volume d’affaire généré. Chez Orpi, même le fichier est commun à l’ensemble des membres du réseau. « Chaque agent a accès à la totalité des biens référencés, soit plus de 100 000 », précise Arnauld Villard, directeur animation réseau. Une exception dans la profession.

Témoignage d’un nouveau franchisé Café Leffe
A la tête d’un bar brasserie de 200 m² depuis 3 ans et demi, Alain Bendif vient tout juste de passer sous enseigne Café Leffe. « J’espère atteindre au minimum 1,6 million d’euros de chiffre d’affaires contre 1,1 million d’euros actuellement », explique ce nouveau franchisé situé à Amiens. S’il a choisi cette chaîne, c’est « pour la qualité de la bière – un produit mondialement connu – et l’image de marque de l’enseigne ».

Un tarif adapté pour le droit d ’entrée

La plupart des enseignes applique un tarif réduit aux indépendants qui souhaitent les rejoindre. « Le droit d ’entrée s’élève à 33 000 euros pour un exploitant en place versus 47 000 euros pour une création car la formation et l’accompagnement sont moins importants », explique Cédric Lacout. Chez La Boucherie, il en coûte 43 500 euros pour les restaurateurs indépendants contre 54 500 euros pour une création initiée par une personne en reconversion. La formation est réduite à 4 semaines au lieu de 8. « On n’a pas besoin de leur apprendre les bases du métier. On les forme au concept, à notre marque de fabrique – produits, façon de travailler, système informatique… », explique Christophe Mauxion.
Toutefois, cette pratique n’est pas généralisée. Chez Dessange, par exemple, le droit d’entrée est le même pour tous.



Une cession plus facile

« Un franchisé qui souhaite céder son affaire aura plus de facilité à trouver un acquéreur qu’un indépendant », assure Henri Masson, conseil en franchise (cabinet Avéris). L’appartenance à un réseau permet en outre de mieux valoriser le fonds de commerce et donc d’en tirer un prix plus élevé. Attention toutefois à une nouvelle clause très dangereuse. « Certaines enseignes incluent dans leur contrat une promesse de vente du fonds, à un prix déterminé par un expert et non négociable. Au moment de signer, le franchiseur endort le candidat en lui disant " on pourra toujours discuter le moment venu », met en garde Monique Ben Soussen, avocate au service des franchisés.
 

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