Témoignage de franchisé

Une chocolatière bretonne à la conquête du Sud-Ouest

2014-06-04T06:02:00+02:00

04.06.2014, 


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A 28 ans, Julie a lancé son magasin Monbana en périphérie de Castres, dans le Tarn. Cette jeune entrepreneure née dans une famille de chocolatiers plébiscite la franchise qui la dispense de la fabrication des produits.

Julie Leray, franchisée Monbana
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Aussi loin qu’elle se souvienne, Julie Leray a toujours humé des odeurs chocolatées. Dans les quatre boutiques de ses parents, en Bretagne, et dans l’atelier de fabrication de Vitré (35) où œuvrait son père. C’est donc tout naturellement à ses côtés qu’elle a appris le métier de chocolatier. Et auprès de sa mère, derrière le comptoir, qu’elle a appris celui de vendeuse. Mais lancer son propre point de vente est une vocation somme toute récente. Au début des années 2000, la jeune fille décide de suivre une formation de technicien de laboratoire pour travailler dans le secteur de la recherche. Elle décroche un CDI, tout en continuant à donner un coup de main à ses parents pendant les périodes de fêtes. « Je me suis vite aperçue que je préférais le chocolat à la recherche. J’ai donc décidé de me réorienter, au grand étonnement de mes parents. »

En mai 2011, elle quitte la Bretagne pour le Sud-Ouest, pour suivre son époux qui lance une exploitation agricole près de Castres (81). Pas question de rester oisive. Et surtout de quitter le milieu du chocolat. Durant deux ans, elle sonde le marché dans l’idée d’ouvrir un point de vente. « Il existait déjà cinq boutiques de centre-ville. Impossible de s’y installer », constate-t-elle. Julie Leray explore alors la périphérie. Et y déniche un local. Bien consciente de l’ampleur de la tâche en production, elle décide de s’adosser à un réseau de franchise. Elle pourra ainsi se concentrer sur la vente, un aspect du métier que cette commerçante dans l’âme affectionne particulièrement. Ce sera Monbana, sans hésitation. « Ce sont pour moi les meilleurs qu’on puisse trouver en franchise, avec une très large gamme de produits. Par ailleurs, la boutique et le packaging sont magnifiques. J’ai aussi été séduite par le dynamisme du réseau », témoigne-t-elle.

Ce que Julie Leray aime également, c’est la part de liberté que lui laisse l’enseigne. « Je fais des bouquets en chocolat, des coffrets cadeau avec des paniers et de la vaisselle, j’agence la vitrine selon mon goût. » Mais à l’ouverture de la boutique à l’automne 2013, la toute nouvelle franchisée n’a pas vraiment le temps de se consacrer au packaging. Pour Noël, elle se fait épauler par cinq employés. Puis quatre à Pâques. Julie Leray connaît assez bien la saisonnalité du produit pour savoir que cet été risque d’être long et calme. L’entrepreneure tiendra donc seule la boutique et vendra des glaces et des gâteaux pour attirer le chaland. « Je vais aussi réfléchir aux choses à faire autour des dragées. Il faut avoir de l’imagination et donner l’envie aux clients de revenir. » Il est d’autant plus important que le premier contact passe bien que les clients viennent pour l’instant par hasard ou par curiosité.

« Monbana n’est pas encore connu dans le Sud-Ouest. Les clients viennent parce qu’il est facile de se garer. Le concept de l’enseigne colle aux aspirations des consommateurs : que tout soit facile et rapide. » Julie Leray mise sur le bouche-à-oreille pour faire connaître son magasin. Elle souhaite aussi démarcher les comités d’entreprise pour développer une clientèle BtoB. Après six mois d’activité, la jeune patronne ne cache pas sa satisfaction. Et la fabrication, pas de regrets ? « J’ai eu un peu de mal au départ, admet-elle. Mais c’est ma première installation et c’est beaucoup plus confortable de recevoir les produits. Mais dans dix ans, qui sait ?»

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