Choix de l’enseigne

Sélectionner un réseau de chocolatier sur mesure

2014-06-04T06:01:00+02:00

04.06.2014, 


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Vous avez pris votre décision : ce sera une franchise spécialisée dans le chocolat. Reste à sélectionner l’enseigne qui correspondra le mieux à vos attentes. Tour d’horizon des points à examiner pour faire le bon choix.

Le choix de l'enseigne de chocolatier
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Le concept

Le premier élément en prendre en compte est, sans surprise, le concept. Les enseignes se classent grosso modo en quatre familles. La première, la plus classique, est le détaillant de centre-ville. Les trois principaux réseaux sont Léonidas, Jeff de Bruges et De Neuville. Longtemps mono-produit, ils développent une offre complémentaire de plus en plus large pour « désaisonnaliser » leur activité : glace, dragées, macarons…  et soignent particulièrement le marketing et la communication. La deuxième famille est celle des artisans-chocolatiers parmi lesquels le Normand Olivier Hautot et le Bourguignon Pascal Caffet. Ils font le choix d’un positionnement-prix plus élevé en revendiquant une qualité supérieure. La troisième est l’épicerie fine, comme Coffea, qui repose sur une offre aussi riche en chocolat, qu’en thé et café. La quatrième, enfin, est le « supermarché du chocolat » où une multitude de produits sont présentés dans des linéaires pour créer un effet de volume et de variété. Les deux enseignes de cette catégorie sont Chocolats Roland Réauté et Monbana.


L’emplacement

Centre-ville, centre commercial ou ZAC ? Chaque environnement a ses atouts et contraintes. Le premier est généralement hautement concurrentiel mais l’ambiance peut y être plus posé qu’un centre commercial, généralement bruyant et avec une forte amplitude horaire. La périphérie peut bénéficier de forts flux si le magasin est implanté près d’une grande surface alimentaire mais l’investissement initial est plus élevé qu’en ville. Un handicap de base vite compensé par un chiffre d’affaires bien plus élevé. Le trio Léonidas, De Neuville et  Jeff de Bruges se développent en centre commercial comme en centre-ville. Pascal Caffet s’implante exclusivement dans les centres tandis que Monbana et Chocolats Roland Réauté sont exclusivement en périphérie. De Neuville a lancé, en propre, à l’hiver dernier son « Marché au Chocolat » qui a vocation à se développer en ZAC. « Nous avons un positionnement différent de celui des autres enseignes présentes en périphérie, explique Gilles Gommendy, directeur général de la marque. Nous maintenons le même rapport qualité-prix qu’en centre-ville (ndlr : 44 € le kilo contre 30 € pour Roland Réauté) et développons des services de personnalisation des produits et d’animation des points de vente avec des ateliers pour adultes et enfants. » A l’inverse Chocolats Roland Réauté commence à prospecter du côté des centres commerciaux et des centres-villes. A suivre, donc.


Une boutique Pascal Caffet
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La zone géographique

La plupart des franchises cherchent des candidats pour des créations ou des reprises sur l’ensemble du territoire. Chocolats Hautot également, à l’exception de la Seine-Maritime. De son côté, Monbana se développe plus particulièrement dans le Nord, l’Est, la région parisienne et à Lyon (69). Concernant l’enseigne Chocolats Roland Réauté, la stratégie diffère quelque peu : « nous signons les projets en retail, ouvrons les points de vente en propre et les rétrocédons si nous avons des candidats », explique Brigitte Réauté, dirigeante du réseau.


L’investissement initial

Ouvrir une franchise de chocolatier a un coût extrêmement variable en fonction de l’emplacement et du réseau. Jeff de Bruges indique ainsi que pour une boutique de centre-ville, les investissements hors pas de porte (ou droit au bail) sont de l’ordre de 95 000 euros. En centre commercial, il faudra compter entre 130 000 et 210 000 euros. Entre aussi en ligne de compte l’apport personnel demandé. Chez Jeff de Bruges, Pascal Caffet et De Neuville, il s’élève à 70 000 euros. Il faudra débourser 80 000 euros pour Monbana et 130 000 euros pour Chocolat Roland Réauté. Si vous avez peu de fonds, Chocolats Hautot est une bonne option : 15 000 euros suffisent pour entrer dans le réseau. Mais plusieurs facteurs financiers, comme les redevances et la publicité, seront à prendre en compte.


Le profil

En toute logique, chaque réseau attend de la part du candidat à la franchise une vraie sensibilité au produit. Et sans grande surprise des qualités de gestionnaire tout en ayant une âme de commerçant. Pascal Caffet précise : « Nous cherchons des candidats plutôt jeunes, ayant une vraie affinité avec le luxe. Des cadres en reconversion qui veulent tenter le pari de l’entreprise. »

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