Dossier

Chocolaterie : comment choisir le bon réseau

2014-06-04T06:00:00+02:00

04.06.2014, 


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Avec un marché mature et hautement concurrentiel, le chocolat pourrait paraître un secteur à éviter. Mais les transmissions et les ouvertures de nouveaux points de vente tant en centre-ville qu’en périphérie offrent de nombreuses opportunités aux candidats à la franchise.

Choisir son réseau de chocolatier
Crédits photo : Shutterstock

S’il est des secteurs qui traversent avec difficulté les trous d’air de l’économie depuis 2008, le chocolat affiche une relative sérénité. Certes, la croissance n’est pas des plus vigoureuses. A en croire le syndicat du chocolat, elle ne dépasserait pas 1 % en 2013, alors qu’elle caracolait en moyenne à 5 % avant 2008. Mais en période de fléchissement généralisé de la consommation, le chocolat apparaît comme un des produits plaisir que les ménages ne sont pas disposés à sacrifier. Quelque 17 millions de Français en croquent tous les jours.

Les grandes surfaces raflent la plus grosse part du gâteau : elles détiennent 85 % des parts de marché. Mais les détaillants, et donc les enseignes franchisées, ont un atout de taille : les Français sont davantage gourmets que gourmands, avec un goût prononcé pour les produits forts en cacao. Les réseaux tirent profit de ce goût pour le chocolat supérieur en poursuivant leur stratégie de montée en gamme, notamment en mettant en avant l’origine certifiée des matières premières. Et, histoire de bien marquer leur différence avec  la grande distribution, elles se montrent innovantes en matière de concepts et de diversification de leur offre : de nouvelles recettes et de nouveaux formats sont régulièrement lancés. Une stratégie payante : une centaine de nouveaux points de vente ont ouvert l’an passé. Et 2014 sera du même acabit. Léonidas, De Neuville, Jeff de Bruges, Chocolats Hautot, Pascal Caffet, Monbana ou encore Chocolats Roland Réauté... La concurrence fait rage. Tour d’horizon des principaux acteurs du marché.

Léonidas

L’enseigne belge est la pionnière de la franchise dans l’Hexagone où elle détient pas moins de 350 points de vente. A l’échelle internationale, elle compte près de 1 400 boutiques. Il faut dire que l’enseigne a commencé à déployer son concept dès 1978. Après un fort développement, elle a connu une stagnation dans les années 2000. Un nouveau concept, avec une identité visuelle plus moderne et un merchandising repensé lui a permis de retrouver un second souffle. Le Belge s’est fixé comme objectif d’ouvrir une centaine de points de vente entre 2013 et 2017.


Jeff de Bruges

Comme son nom ne l’indique pas, Jeff de Bruges est une marque française, née à Reims (51) en 1986. L’enseigne marron foncé et turquoise est partie à l’assaut des centres-villes dès sa création. Depuis, elle a ouvert 466 points de vente. La stratégie de Jeff de Bruges est simple : innovation et marketing. Pour faire vivre les points de vente, l’enseigne renouvelle les vitrines tous les 15 jours avec des créations et des packaging soignés. 25 ouvertures sont prévues en 2014.


Pascal Caffet

C’est l’enseigne la plus haut de gamme des réseaux de chocolatiers. Et l’une des plus modestes en terme de points de vente : 7. Son fondateur, meilleur ouvrier de France pâtissier, dit « travailler de façon artisanale avec une rigueur industrielle ». D’où un prix au kilo quasiment deux fois supérieur aux autres réseaux. L’artisan produit également des pâtisseries, ce qui permet au franchisé de lisser son activité sur l’année, le mois de décembre ne représentant « que » 30 % du chiffre d’affaires contre 50 % pour les autres réseaux. Implanté à Troyes (10), il s’est lancé dans la franchise en 2011, avec l’ouverture de deux points de ventes à Voiron et Grenoble (38). Puis trois supplémentaires l’an passé, à Reims, Nevers (58) et Sens (89). Son ambition ? « 70 à 90 boutiques d’ici à 10 ans. »

Monbana

Chocolaterie fondée en 1934, Monbana ne s’est ouverte que depuis peu au commerce de détail. En 2008, la marque a ouvert ses premières unités en propre. Puis en franchise, à partir de 2012. Réseau très dynamique, il a lancé 16 points de vente l’an passé et projette d’en inaugurer dix supplémentaires cette année. Implanté en périphérie des villes sur des surfaces de 150 à 300 m², Monbana se décrit comme « le grand magasin du chocolat » et propose tous les produits issus du cacao, des boissons, aux tablettes, en passant par les bonbons et les desserts.


Coffea

Coffea est réseau atypique car positionné non seulement sur le chocolat - 40 références - mais aussi sur le thé - 70 références - et le café - 50 références. Si l’enseigne a été créée en 1968, elle ne s’est ouverte à la franchise qu’en 2008. Elle fédère aujourd’hui 72 points de vente dont une trentaine en franchise.


De Neuville

En concurrence frontale avec Jeff de Bruges et Léonidas sur le créneau des boutiques de centre-ville, De Neuville joue la carte marketing du made in France. Au chocolat, De Neuville a ajouté une gamme de macarons et de glaces. En 2012, l’enseigne a lancé un format kiosque  de 10 à 24 m² totalement ouvert et dédié aux centres commerciaux. Puis, il y a quelques mois, le « Marché au Chocolat », une grande surface pensée pour une implantation en périphérie. Fort d’un réseau de 153 points de vente, le réseau vise une dizaine d’ouvertures cette année.


Chocolats Roland Réauté

« Du chocolat pour tous et tous les jours ». Tel est le leitmotiv de l’enseigne, pionnière dans l’implantation de grandes surfaces en zone d’aménagement concerté (ZAC). Pour attirer le chaland, l’enseigne propose une large gamme de chocolats, bien sûr, mais aussi une offre de petite épicerie, dragées, confiseries et biscuits à bas prix.

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