Dossier

Agences immobilières : comment choisir le bon réseau

2014-06-16T06:00:00+02:00

16.06.2014, 


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L'immobilier subit de plein fouet une crise qui dure depuis 2008. Malgré quelques sursauts, le secteur a dû changer ses habitudes pour résister. Les professionnels attendent cependant des décisions fortes des politiques. Tour d’horizon de ce qu’il faut savoir pour créer en franchise dans le secteur immobilier et choisir le bon réseau.

Choisir le bon réseau immobilier pour ouvrir en fr
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Des prix à la baisse

C’est l’un des baromètres de l’économie. En substance, quand l’immobilier va, tout va. Et ces dernières années, le secteur n’est pas au mieux de sa forme. « La crise a débuté en 2008. Malgré un rebond en 2011, on assiste à une baisse des transactions », analyse Jacques Daboudet, président de CapiFrance. Le marché n’est donc plus l’eldorado du début des années 2000. Les acquéreurs sont moins nombreux et par conséquent les prix sont à la baisse, avec cependant une vertu, ils redeviennent raisonnables. « Dans certaines régions, les prix ont baissé de 5 à 10 % en deux ans. Le plus flagrant est en milieu rural où l’on assiste à des chutes de l’ordre de 20 % », constate le président de CapiFrance.

Au-delà de ses propres vérités, l’immobilier est également touché par une réalité générale : la baisse du pouvoir d’achat. Ainsi, « le nombre d’acheteurs pour un bien a été divisé par 5 », assure Jacques Daboudet. Un facteur auquel s’ajoute la volonté des banques de freiner l’obtention des crédits. Et une tendance qui pénalise une partie de la population, notamment les primo-accédants, dans leur accès à la propriété.


Un besoin de stabilité politique

Pour les spécialistes du milieu, il y a donc urgence. Et les clés de la relance sont entre les mains des dirigeants étatiques. « Le gouvernement doit prendre conscience de ces difficultés. Il faut relancer la construction de logements, redevenir incitatif. Aujourd’hui les investisseurs ne sont plus là », résume Jacques Daboudet. Et de poursuivre : « Certaines normes de constructions sont de véritables aberrations. Elles augmentent les coûts de production de 9 à 15 %. Il faut arrêter avec cela. L’immobilier est un levier sur lequel nos dirigeants doivent s’appuyer pour relancer l’économie. »

Malgré ce constat sans équivoque, le président de CapiFrance garde espoir : « Il y a quelques indicateurs économiques encourageants. Par ailleurs, nous sommes arrivés à un équilibre au niveau des prix. Les professionnels ont pris conscience qu’il fallait limiter leurs marges. » Le marché de l’immobilier serait donc plus sain et moins spéculatif. Même si tout n’est pas parfait, la crise aura eu le mérite de faire le « ménage ». Reste à relancer pleinement la machine. « Nous avons besoin de stabilité. Les gouvernements se suivent et chacun apporte des changements. Il n’y a pas, par exemple, de cohérence fiscale dans le temps. Aujourd’hui, les investisseurs n’ont pas confiance pour s’engager sur le long terme », conclut Jacques Daboudet.

Jacques Daboudet, président de CapiFrance
Crédits photo : Droits réservés

Les forces en présence sur le marché


Des enseignes bien installées

C’est donc dans cette conjoncture que les réseaux d’agences immobilières tentent de poursuivre leur développement. D’autant plus que le secteur de l’immobilier ne se limite pas à la vente ou la location de biens. Les enseignes de diagnostic immobilier, celles de home staging et même les courtiers peuvent être inclus dans ce domaine. Un vaste champs qui compte presque une centaine de réseaux. Car dans ces domaines concurrentiels, la franchise et le commerce associé ont pris le dessus sur les indépendants.

Ainsi, du côté des agences « traditionnelles », on retrouve certains tauliers, installés sur le marché depuis de nombreuses années avec un maillage important. Organisé sur le modèle de la coopérative, Orpi compte parmi les plus importants du secteur avec un total de 1 200 agences en France. Lafôret, qui se développe en franchise depuis 1991, compte quant à lui 750 implantations. De son côté, Century 21 a été importé des Etats-Unis. Mis en place outre-Atlantique en 1971, l’enseigne est arrivée dans l’Hexagone à la fin des années 1980. Le réseau y affiche aujourd’hui près de 900 implantations. Autre modèle venu du continent américain, Era Immobilier. Le réseau a vu le jour en 1971 au Kansas, avant de se développer en franchise en France en 1994 pour atteindre 350 unités aujourd’hui. Plus récent, on retrouve également L’Adresse, lancée en 1999 sur le modèle de la coopérative, qui atteint désormais la barre des 300 implantations.


Des opportunités sur de nouveaux marchés

A côté de ces historiques, d’autres enseignes pointent le bout de leur nez sur des modèles différents. Avec l’explosion de l’informatique et d’Internet, certains ont opté pour la solution du low-cost à l’image de 123webimmo, lancé en 2003. Un réseau de 136 concessions qui se démarque par sa volonté de réduire les investissements et les charges. CapiFrance, réseau de mandataires immobiliers indépendants, s’est lancé en 2002 avec des agents commerciaux travaillant sur le terrain depuis leur domicile, ainsi ils sont 1 400 à représenter la marque en France.

Le secteur compte par ailleurs d’autres métiers que ceux de la vente, la location ou les activités de syndic. Ces dernières années, les activités de home staging et de diagnostics se sont développées ainsi que celles de courtage. Parmi les enseignes qui se sont lancées sur ces voies-là, on retrouve Aveo Home Staging, Illico Travaux ou encore Arliane Diagnostic Immobilier et MeilleurTaux.com.

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