Economie de la région

Création franchise : Rhône-Alpes, puissance régionale au cœur de l’Europe

2009-06-12T09:22:00+02:00

12.06.2009, 


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Population nombreuse et riche, infrastructures performantes et tissu économique prospère : la région Rhône-Alpes, bien que durement touchée par la crise, accumule les atouts pour les entrepreneurs en franchise.

Ville de Grenoble
Crédits photo : Conseil Régional/Gil Lebois
Rhône-Alpes affiche à son compteur un solde migratoire positif et un des plus fort taux de natalité d’Europe.

Trait d’union entre Europe du Nord-Est et bassin méditerranéen

Avec un PIB supérieur à 174 milliards d’euros en 2006, la région Rhône-Alpes appartient au très select club des quinze régions les plus prospères de l’Union. Et pour cause : elle détient une position privilégiée au sein de l’espace européen avec des réseaux ferroviaires à grande vitesse, des autoroutes et l’aéroport Saint-Exupéry, plaque tournante du transport aérien. La région poursuit le développement de ses infrastructures pour tenir son rang à l’heure où le centre de gravité de l’Union se déplace à l’Est. Elle resserre ainsi ses liens avec l’Italie du Nord, l’Est de l’Espagne et le länder allemand Bade-Wurtenberg.


Démographie porteuse

La région Rhône-Alpes affiche à son compteur un solde migratoire positif et un des plus fort taux de natalité d’Europe. Les 6 millions de Rhônalpins recensés en 2006 verront leurs effectifs grossir de 600 000 habitants à horizon 2030. Cette population affiche un revenu disponible de 6 % supérieur au revenu moyen des autres régions de l’Hexagone.


Tissu économique dynamique

Le territoire compte 370 000 commerces, exploitations agricoles et entreprises industrielles, de prestations de service et d’artisanat. « Le Rhône-Alpes est la deuxième région de France en terme de création de magasins », acquiesce Alain Giraud, directeur de l’enseigne Joupi. Elle présente ainsi un portefeuille d’activités diversifié mais basé sur un solide socle industriel. Aux côtés des traditionnelles entreprises agroalimentaires et pétrochimiques, se sont développées les filières électronique et biotechnologique. Le Rhône-Alpes se classe ainsi au 9e rang des régions de haute et moyenne technologies à l’échelle européenne. Depuis 2001, le volume d’emplois n’a cessé de gonfler et le taux de chômage régional s’établissait à 7,4 % fin 2006, soit un point de moins que la moyenne nationale. Au point que les entrepreneurs éprouvaient des difficultés à recruter pour 48 % de leurs projets d’embauche.


Alain Giraud, Joupi
Crédits photo : Droits réservés
Alain Giraud, directeur de l'enseigne Joupi.

Victime de ses atouts

Fortement tournée vers l’international, la région subit de plein fouet la crise économique. Le montant des exportations a enregistré un sévère ralentissement à partir du 3e trimestre 2008 en passant de 12 milliards d’euros à 10,5 milliards d’euros fin 2008. Résultat, au premier trimestre 2009, l’activité a accusé un coup de frein dans tous les secteurs, suivie d’une accalmie en avril. «Globalement, l’activité économique en Rhône-Alpes ne se dégrade plus aussi fortement qu’en début d’année 2009. Un constat encourageant mais qui ne permet en aucun cas de déduire que la crise pourrait avoir touché un point bas », souligne Jean-Paul Mauduy, président de la Chambre régionale du commerce et de l’industrie. Une prudence également de mise dans les entreprises où 55 % des dirigeants s’attendent à un recul de leur chiffre d’affaires en et anticipent une baisse de l’investissement en 2009. Et 19 % pensent réduire leurs effectifs dans les mois à venir. Déjà, « de janvier à juin 2009, le nombre de missions d’intérim a baissé de 39,6 % en Rhône-Alpes contre 35,8 % en moyenne nationale », explique Pierre Hubert animateur réseau de la franchise d’intérim Cotis. Cependant, les acteurs économiques soulignent que les points forts de la région lui permettront de rebondir rapidement dès le début de la reprise.
 

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