Revalorisation d'espace urbain

Villeurbanne Gratte-Ciels : retrouver le haut du pavé

2010-06-21T10:29:00+02:00

21.06.2010, 


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La 26ème commune de France en nombre d’habitants possède un centre-ville méconnu, et pourtant attractif pour le shopping. Un projet urbain veut rémédier à cette anomalie.

Villeurbanne
Crédits photo : photo Gilles Michallet
Gratte-ciel à Villeurbanne.

Patrimoine unique

C’est cas de figure extrêmement rare dans une ville de cette importance : tous les rez-de-chaussée commerciaux du centre-ville, soit 120 commerces, appartiennent à un seul et même propriétaire, la Société Villeurbannaise d’Urbanisme (SVU). Ils forment, de plus, un patrimoine urbain unique, puisqu’ils sont situés au pied des premiers gratte-ciel construits en France au début des années 30 et abritant toujours 1300 logements sociaux.


Méconnu dans l’agglomération

Pourtant, ce « centre commercial à ciel ouvert » inscrit dans un lieu historique n’est pas identifié comme un pôle commercial dans l’agglomération lyonnaise au même titre que le tout nouveau Carré de Soie – à seulement trois stations de métro –, la Presqu’île ou La Part-Dieu. « C’est à l’occasion de l’expérimentation de piétonisation des Gratte-ciels l’année dernière que la nécessité de bâtir un marketing de centre-ville s’est révélée. Cet endroit fait pour le shopping, dans un cadre agréable, reste encore insuffisamment connu. On peut passer à côté sans en soupçonner l’existence, alors qu’il est situé à proximité d’une avenue passante – 25 000 véhicules par jour – et 100 000 piétons par jour sur le cours Emile Zola », précise Didier Vullierme, conseiller municipal de Villeurbanne.


Préserver l’équilibre de l’offre

Le quartier des Gratte-ciels ne manque pourtant pas d’atouts pour le commerce : une convivialité certaine, de larges terrasses sur certaines rues, deux locomotives alimentaires, et une vraie diversité de l’offre commerciale. « Avec les départs à la retraite, les fonds de commerce ont pris énormément de valeur : 250 000 € pour 50 m², 550 000 € pour un 100 m². Ces prix plus facilement accessibles aux enseignes qu’aux indépendants. Nous essayons de préserver l’équilibre de l’offre au moment de l’attribution des commerces lors d’une vacance », explique Martine Kapps, directrice générale de la SVU.


Contribuer au changement

Dans la 26ème ville de France, la plus dense de l’agglomération lyonnaise, on anticipe déjà l’évolution d’un quartier qui fera l’objet d’un projet urbain. Mais on songe avant tout à faire connaître le lieu. « Nous étudions actuellement le projet de consacrer une part du loyer commercial à l’animation du quartier et au marketing promotionnel, avec l’accord des commerçants concernés », assure Chafia Tifra, adjointe au maire de Villeurbanne.


 

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