Economie

Développer son réseau au Japon : opportunités dans le milieu de gamme

2009-07-31T09:02:00+02:00

31.07.2009, 


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La réussite de Zara devrait inciter les investisseurs français, aussi bien perçus que présents au Japon, à pénétrer le marché du milieu de gamme au pays du soleil levant.

Au Japon, des opportunités dans le milieu de gamme
Crédits photo : Getty Images
Au Japon, des opportunités dans le milieu de gamme

La France, second investisseur au Japon

Face à la crise, le Japon a engagé quatre plans de relance massifs depuis octobre 2008. Dans ce contexte, le pays a particulièrement besoin d’investisseurs étrangers pour relancer son économie. Un an après la célébration du 150e anniversaire des relations franco-japonaises, la France jouit toujours d’une très bonne image dans la société nippone et dispose de nombreuses possibilités de développement notamment sur le marché des fusions et acquisitions. En effet, avec 400 entreprises françaises au Japon, la France bénéficie d’une position de choix et reste le second investisseur après les Etats-Unis.


Relance de la consommation à exploiter

La crise n’a pas épargné la deuxième puissance économique mondiale. L’archipel affiche des baisses de - 26 % pour l’exportation, - 22 % d’investissement, -7 % de son PIB et – 56 % pour l’automobile d’ici la fin de l’année. La crise économique ouvre pourtant la voie à de nouvelles opportunités. Il semble en effet que le point d’inflexion de l’économie japonaise ait été atteint et que la tendance soit maintenant à la reprise. Même si ce regain d’économie dépend largement des exportations vers les Etats-Unis, et laisse donc le pays dans une situation plus que jamais instable.
La relance de la consommation devrait bénéficier aux exportations françaises compte tenu de leur poids relatif (17,4 % dans l’alimentaire, 13,1 % dans les biens d’équipement, 32 % dans les biens de consommations, 8,7 % dans l’industrie automobile et 6,4 % dans l’énergie). Il demeure ainsi une nécessité absolue et un grand intérêt pour la France de relancer la consommation japonaise en investissant au Japon. « Développer son activité au Japon apporte une amélioration en termes de qualité et d’image d’entreprise. Si vous réussissez au Japon et savez satisfaire les niveaux d’exigence de ce marché, vous gagnerez en performance au niveau mondial » affirmait LM Morris, chef des services économiques de l’Ambassade de France lors de la matinée-débat organisée par Ubifrance sur « le Japon face à la crise » le 10 juin 2009.


Plans de relances : 5 % du PIB

Le gouvernement japonais a débloqué 210 milliards d’euros pour les quatre plans de relance avec de grands projets d’infrastructures et un renforcement de l’électronique, l’automobile et les nouvelles technologies. Le montant des mesures budgétaires (5 % du PIB) se traduit par un soutien à l’investissement, à la consommation, la revitalisation des économies locales et le débloquement de fonds pour l’emploi et la protection sociale.


Opportunités : viser le milieu de gamme

Le Japon des medias ne correspond pas forcément au Japon de la réalité. Certains aspects restent encore méconnus des étrangers. Il n’est, certes, pas aisé de s’implanter au pays du soleil levant, mais une fois qu’on y est, il existe une véritable stabilité, notamment au niveau des marges : si l’investissement est sûr, alors il rapporte. Dans ce pays, certains secteurs se positionnent comme des domaines d’avenir tels le solaire, le nucléaire, l’automobile, les robots et les nanotechnologies.
On constate par ailleurs que la France est très présente dans l’industrie du luxe mais peu développée sur le marché du milieu de gamme. Avec l’exemple de Zara qui explose au Japon, il reste ainsi des opportunités intéressantes sur ce segment du marché.


S’implanter au Japon avec le CCEF et Jetro

Aujourd’hui, se développer au Japon est plus simple qu’aux Etats-Unis. Le pays est très structurant, bien que le problème de la barrière de la langue persiste. Pour cette raison le réseau des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) et des organismes comme le Jetro (Japan External Trade Organization), le Comité d'Echange Franco-Japonais (CEFJ), la Chambre de Commerce et d'Industrie Française du Japon (CCIFJ), les cabinets d’expertise comptable et les sociétés de comptables sont des intermédiaires nécessaires pour assurer un bon développement au Japon. Les centres d’aide à l’implantation des affaires au Japon du Jetro offrent des conseils pour pénétrer le marché et fournissent des informations sur les réglementations et les mesures incitatives des administrations nationales et locales. Ils estiment également les coûts d’implantation d’une structure au Japon, aident les entreprises concernant les procédures requises pour une implantation et permettent de trouver un bureau et du personnel qualifié.
 

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