Perspectives

Marché immobilier : la convalescence après la crise

2011-10-25T10:00:00+02:00

26.02.2009 mis à jour le 25.10.2011, 


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Après 10 ans d’euphorie, le secteur de l’immobilier a connu un coup d’arrêt en 2008. Depuis 2010, le marché est porté par les aides de l’Etat.


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Dix années d’euphorie

Entre 1997 et 2007, le marché immobilier a connu une hausse ininterrompue des prix, un des cycles les plus longs et les plus dynamiques jamais observés. Le prix du mètre carré a plus que doublé sur cette période (+ 148 %)1, tandis que le nombre de cartes professionnelles augmentait d’un millier par an. Le nombre d’agences immobilières en France est ainsi passé de 15 000 en 1995 à 38 600 agences en 20062.


La crise immobilière

En 2008, selon la Fnaim (Fédération Nationale des Agents Immobilier Mandataires), le nombre de transactions a chuté d’au moins 15 % (600 000 en 2008) et les ventes de logements neufs ont connu une baisse de 38 % (79 400 transactions), le recul le plus important depuis trente ans. La crise financière et bancaire n’explique pas à elle seule ce changement de situation. Selon Jacques Friggit, économiste spécialisé dans l’immobilier, « sur la période 1965 à 2000, l’augmentation du prix des logements a été en phase avec celle des revenus. Depuis 2000, le prix de l’immobilier a augmenté plus vite, pour passer d’une moyenne de trois ans de revenus par ménage à environ cinq ans aujourd’hui. »3


Un avenir encore incertain

La crise a vu l’émergence de nouveaux business models low-cost, avec des frais de commission réduits ou de concepts sans pas-de-porte et elle a également remis l’accent sur les services apportés aux clients. Dès 2009, l’Etat a mis en place une série d’aides destinées à favoriser l’achat immobilier tels que l’amendement Scellier ou le prêt à taux zéro. Les faibles taux des crédits immobiliers ont également permis une reprise de l’activité. D’après la Fnaim, l’année 2010 a marqué le dépassement de la barre des 700 000 transactions4, soit le niveau d’activité de 2007. Mais la crise financière de l’été 2011 et le niveau de déficit de l’Etat français pourraient induire une remontée des taux d’intérêt octroyés par les banques et baisser les avantages fiscaux : d’ores-et-déjà, la taxation des plus-values immobilières sur les résidences secondaires5 a été votée par les députés le 19 octobre dernier.
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1 Source : Les Echos, article du 27 janvier 2011.
2 Source : étude de l’Insee sur l’exercice 2006.
3 Source : Les Echos, article du 14 janvier 2009.
4 Source : lettre de conjoncture n°63 de la Fnaim de janvier 2011.
5 Projet de loi de finance, amendement au budget 2012.

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