Coeur de métier

Devenir agent immobilier : savoir cerner le projet de vie des acquéreurs

2011-10-24T11:00:00+02:00

26.02.2009 mis à jour le 24.10.2011, 


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Le métier d’agent immobilier devient rapidement passionnant pour ceux qui s’attachent à déterminer le projet de vie des acquéreurs au-delà de la valeur de la pierre achetée.

Consultation d'un agent immobilier
Crédits photo : Getty Images
Le métier d'agent immobilier consiste avant tout à prendre en considération le projet de vie des futurs propriétaires.

Un métier axé sur la psychologie

Assez mal considéré dans l’opinion publique, le métier d’agent immobilier, lorsqu’il est exercé avec sérieux et passion, s’avère bien plus intéressant qu’on ne l’imagine de prime abord. Il consiste à prendre en considération le projet de vie des futurs propriétaires, au-delà de la pure valeur financière de la pierre. Trajet travail-domicile, qualité de vie du quartier (services, commerces, transports en commun, etc.), coût annuel de fonctionnement (taxes, chauffage, etc.), perspectives liées au développement durable (économie d’énergie, environnement et santé, etc.) et services complémentaires (diagnostics immobiliers, accès au crédit, déménagement…) sont tout autant à intégrer comme critères de choix de l’acquéreur que les prestations du logement ou la noblesse des matériaux de construction.


Vers une professionnalisation du métier

Longtemps exercée au « feeling », l’activité d’agent immobilier s’est complexifiée durant ces dernières années, avec la multiplication des diagnostics immobiliers et la question essentielle de l’obtention du crédit. Cette professionnalisation dans l’approche des besoins du client s’est notamment concrétisée au sein des réseaux immobiliers, par une estimation plus qualifiée du prix des biens immobiliers, une prise en considération de l’environnement des logements, un meilleur suivi des clients et une diversification des services pour l’acquéreur. Aujourd’hui, nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour renforcer les exigences de la loi Hoguet de 1970, réglementant l’accès au métier d’agent immobilier1. En mai 2011, la Fnaim (Fédération Nationale des Agents Immobilier Mandataires) et l’UNIS (Union des Syndicats de l’Immobilier) ont organisé les premiers Etats généraux des professions immobilières. Fruit de ces assemblées, le livre blanc2 adressé aux pouvoirs publics préconise une réforme de la législation. Il propose entre autres, de renforcer les compétences professionnelles, de créer un code de déontologie, de veiller au respect des règles de la profession et de créer un conseil national des professions immobilières3.


Différentes spécialisations

La plupart des réseaux ont une activité centrée sur la vente de biens aux particuliers et parfois sur la location. Tous n’offrent pas les moyens d’exploiter pleinement l’intégralité des services immobiliers que sont la transaction, la location, la gérance et la copropriété. Certains réseaux se destinent uniquement à l’immobilier d’entreprise (commerces de proximité, PME, PMI…). Depuis quelques années, le marché connait également l’émergence de réseaux de cabinets d’expertise immobilière, spécialisés dans les diagnostics de biens immobiliers. Cette spécialisation est portée par la mise en place de l’obligation de réalisation des diagnostics de performance énergétique (DPE) pour les transactions (2006) et locations de biens (2007). Depuis le 1er janvier 2011, la loi oblige l’affichage des diagnostics sur les annonces immobilières. Ainsi, d’après une étude du Xerfi3, le chiffre d’affaires des diagnostiqueurs en immobilier a augmenté de 6 % en 2011 et devrait enregistrer + 8 % en 2012.

A lire également : Le Livre blanc des métiers de l’immobilier appuie là où ça fait mal
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1 Source : Les Echos, article du 01 février 2011.
2 Le livre blanc des Etats généraux des métiers de l’immobilier sur le site de l’UNIS.
3 Source : étude du Xerfi du 30 mai 2011.

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