Economie

La grande distribution : un poids lourd secoué par la crise

2009-03-12T20:18:00+02:00

26.02.2009 mis à jour le 12.03.2009, 


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Après un bon chiffre d’affaires en 2007, le secteur de la grande distribution pâtit de la crise économique en 2008. Puissant et étendu, il reste un investissement intéressant.

La grande distribution
Crédits photo : Getty Images
Les mauvais résultats de décembre ne laissent rien augurer de bon pour 2009.

Un secteur très étendu

Leclerc, Carrefour, Auchan, Casino, Les Mousquetaires... Autant de grands noms qui viennent immédiatement à l'esprit quand on parle de grande distribution. Mais le secteur est en fait bien plus large. Il englobe également le non-alimentaire pour couvrir à peu près tous les biens de consommation : bricolage, jardinerie, textile, électro-ménager, pour n'en citer que quelques uns.


La place de la grande distribution en France

Le secteur pèse pas moins de 172 milliards d'euros, selon les statistiques 2007 de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). Il emploie 636 200 salariés dans 26 850 points de vente. La FCD a ainsi recensé la même année 1 526 hypermarchés, 5 501 supermarchés , 4 223 maxidiscomptes et 15 601 magasins de proximité. Si les résultats ont hier été boostés par la forte croissance de la consommation des ménages, établie à 4,4 % en 2007, les chariots se sont fortement dégarnis en 2008.


Des consommateurs prudents

Les dépenses des ménages n'ont progressé que de 1,2 % l'an passé. Jérôme Bédier, président exécutif de la FDC, se veut rassurant : « La baisse du pouvoir d'achat incite les Français à descendre en gamme. Ce qui profite aux maxidiscompteurs mais également aux marques distributeurs. Donc tous les formats résistent. » Mais les mauvais résultats de décembre ne laissent rien augurer de bon pour 2009. Les ventes de textile ont reculé de 1,2 %, tandis que les dépenses de consommation en biens durables cédaient 0,5 %. « Evidemment, les hyper qui font 50 % de leurs ventes en équipement de la maison et textile baissent, reconnaît Jérôme Bédier. Mais les enseignes sont assez robustes pour passer ce mauvais cap. »
 

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