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Cosmétiques et parfumerie : un marché qui sent bon la croissance

2017-09-22T07:19:00+02:00

27.02.2009 mis à jour le 22.09.2017, 


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Avec une croissance moyenne de 3,4 % par an depuis 2010, le marché a atteint en 2016 les 9 milliards d'euros de chiffre d'affaires tout en restant épargné par les aléas conjoncturels et les variations de pouvoir d'achat.

Marché cosmétiques parfumerie
Crédits photo : shutterstock.com


La beauté, un marché de poids

L'industrie des cosmétiques comprend « tout produit destiné à être mis en contact avec les parties superficielles du corps humain, en vue de les nettoyer, de les parfumer, d'en modifier l'aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles » (Code de la Santé publique, article L.5131-1).

Dans le monde, le marché de la cosmétique pèse 205 milliards d'euros et affiche des taux de croissance à faire pâlir de nombreux secteurs d'activité. Avec 36,9 % du marché, la zone Asie-Pacifique est la plus friande de produits de beauté et parfums dans le monde, devant l'Amérique du Nord (24,8 %), l'Europe de l'Ouest (19,3 %) et l'Amérique latine (10,2 %). En France en 2016, le marché pesait 9 milliards d'euros de chiffre d'affaires (contre 6,6 milliards en 2009) et enregistre une hausse continue depuis 2010 avec une croissance moyenne de 3,4 % par an*.


La demande toujours au rendez-vous

D'après l'Insee, les ménages français consacrent chaque année 7,3 % de leur budget à leur apparence physique, soit environ 3 000 euros. Contrairement au poste « vêtement » qui a, lui fortement diminué depuis les années 1960, « la part du budget consacrée aux soins et biens personnels (coiffure, rasoirs, parfums et produits de beauté…) a crû constamment depuis 1960, portée par le développement de l’offre de biens », note l'institut.


E-commerce et marques-enseignes

Si le marché enregistre de belles performances, les canaux de distribution ne sont pas tous logés à la même enseigne. La cosmétique et parfumerie sélective s'en tire en effet avec plus de difficultés, accusant en 2016 son plus fort repli depuis dix ans. Selon l'institut NPD, les ventes de parfums, de maquillage et de produits de soin de la peau réalisées dans les chaînes de parfumeries et les grands magasins ont en effet reculé de 3 %, à 2,8 milliards d'euros. Pourtant, les acteurs tels que Sephora, Marionnaud, Beauty Success ou encore Passion Beauté trustent à eux seuls 46 % des ventes du marché, en valeur et représentent plus de 2 600 magasins. Ce qui ne les empêche pas de devoir, aujourd'hui, se remettre en question, notamment face à un e-commerce qui ne cesse de progresser. En 2016, les ventes en ligne représentent déjà 8 % du chiffres d'affaires total et la tendance ne cesse de s'affirmer.

Pour contrer l'offre très alléchante proposée par certains pure players, dont des spécialistes comme The Beautyst, les enseignes ont intérêt à travailler sur leur stratégie de marque, notent les experts Precepta. « Les marques les plus fortes ont en effet le plus fort potentiel d’extension et de résilience. A cet égard, Yves Rocher, qui a construit une offre diversifiée autour de son histoire singulière et de son positionnement singulier, est un exemple à suivre ».

*Source : enquête Precepta, "La distribution de parfums et de produits de beauté - Comment renouveler son modèle face à la reconfiguration du marché ?", septembre 2017.

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