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Cosmétique et parfumerie : la concurrence passe à l’attaque

2011-07-11T09:00:00+02:00

27.02.2009 mis à jour le 11.07.2011, 


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Si les exportations du secteur ont représenté une part considérable en 2010, la concurrence sur le marché intérieur est importante. La solution semble se trouver dans la cosmétique naturelle et biologique.

Concurrence en cosmétique parfumerie
Crédits photo : Getty Images
Sur le plan national, le secteur de la cosmétique parfumerie affiche une bonne mine.

Une croissance redressée

Après avoir connu une croissance continue sur une longue durée (41 ans) avant la crise, le marché de la cosmétique s'est replié sur lui-même en 2008-2009. L'année 2010 a marqué le redressement du secteur, avec une progression de 3 % des ventes de parfums et cosmétiques, dans les parfumeries et grands magasins français.1
Le marché français se partage entre 4 circuits de distribution : la distribution sélective, qui bénéficie d'une importante croissance (9,6 %)2 ; la grande diffusion (+ 6,1 %) ; la vente sur conseil pharmaceutique (+ 1,7 %) et la vente directe, seul circuit en repli avec - 5,1 %. Ces dernières années, les exportations ont été fortes (malgré la crise) avec un record de 9,4 milliards d'euros (+ 6,8 %) enregistré en 2007. En 2010, les exportations pesaient un peu moins de 9 milliards d'euros (8,97). Les exportations de cosmétiques sont 5 fois plus importantes que les importations (environ 2 milliards d'euros en 2010).
Durant la période de crise, les réseaux de commerce indépendant organisé du secteur avaient dû faire face à une baisse des recrutements : Yves Rocher, dont le réseau existe depuis 1970, avait perdu 15 magasins franchisés.


Perspectives d'avenir : émergence de nouveaux segments porteurs

Pour faire face à la baisse de l'activité survenue en 2008, les enseignes de cosmétique parfumerie ont commencé à repenser leur stratégie de croissance. Désormais, elles se tournent vers de nouveaux segments porteurs : les produits anti-âge (en 2010, le marché des soins a enregistré une progression de 2 % de son chiffre d'affaires par rapport à 2009. Une hausse portée principalement par les produits anti-âge)3. Les produits bio et naturels, pour homme et ethniques sont également très porteurs.
Depuis 2005, le segment des cosmétiques bio et naturels affichent une progression de près de 30 % en moyenne, par an (111 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2005, 282 millions en 2009 et environ 330 millions en 2010)4. A horizon 2015, la croissance annuelle du marché est estimée entre 10 et 12 % en valeur pour un chiffre d'affaires compris entre 500 et 550 millions d'euros en prix détail. En 2006, il existait 40 marques de cosmétiques bio en France. A mi-2010, elles étaient 2355. Avec un tel potentiel de croissance sur un marché mature, cette niche est de plus en plus convoitée par les marques et les enseignes. Ainsi, à l'instar de Casino ou de Monoprix, ou encore de Sephora et de Marionnaud, les distributeurs ou les acteurs de la parfumerie sélective développent leur propre gamme de produits biologiques et naturels. De nombreux acteurs apparaissent également sur le segment du bio et des produits naturels. Il s'agit, le plus souvent, de jeunes enseignes étrangères se développant en franchise. Elles débarquent avec une offre moyen de gammes, à des prix abordables défiant les réseaux matures. Ainsi, Sabon, implanté à Paris depuis 2010 se développe en master-franchise. L'enseigne possède un premier point de vente à Paris et prévoit d'en ouvrir une vingtaine dans les 5 ans à venir. En outre, pour défaire la concurrence, les grandes enseignes de parfumeries sélectives et de cosmétiques vont devoir se démarquer des parapharmacies. Nocibé (n°3 en France des parfumeries sélectives) a racheté en 2005 le réseau de parapharmacie Euro Santé Beauté et de plus en plus de grandes surfaces (Auchan par exemple) ont intégré un secteur parapharmacie dans leurs magasins. Toujours pour se singulariser, certaines enseignes comme Lush développent un nouveau type de concept de spas.


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(1) Source : Cabinet NPD.
(2) Source FEBEA « les chiffres clefs 2007 de la parfumerie-cosmétique ».
(3) Source : cabinet NPD.
(4) Source : Euostaf, Le marché français des cosmétiques bio et naturels, étude de décembre 2010.
(5) Source : Euostaf, Le marché français des cosmétiques bio et naturels, étude de décembre 2010.
 

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