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Parcours de développeurs

2010-01-11T17:22:00+02:00

11.01.2010, 


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Ecole de commerce, master spécialisé, expérience bancaire… Les voies d’accès au métier sont diverses. Quatre développeurs de réseaux, à différents stades de leur carrière, témoignent sur le parcours professionnel qui les a amenés à choisir d’exercer ce métier.

Parcours de développeurs
Crédits photo : Getty Images
Les voies d'accès au métier de développeur sont diverses.

Développeur junior

Alexandre Musset, chargé de développement chez Yves Rocher
« Après un baccalauréat économique, puis une licence de gestion à l’IAE de Nantes, j’ai effectué un stage en immobilier auprès de l’ancien responsable du développement de Système U dans l’Ouest. Cette rencontre m’a permis de découvrir le métier et m’a donné envie de devenir développeur. J’ai donc décidé de rejoindre le Master « Management des réseaux et de la franchise » à l’IAE de Rennes, dès son ouverture en octobre 2008. Et j’ai trouvé un contrat d’alternance dans le service développement d’Yves Rocher, qui m’a embauché à l’issue de la formation en tant que chargé de développement.
Quand on est jeune, on manque souvent de crédibilité, faute d’une assez grande expérience de terrain. D’où l’intérêt d’être passé par le Master, qui donne un bon degré d’ouverture sur les réseaux et le fonctionnement de la franchise. Cette compréhension est la base la plus importante pour démarrer dans ce métier. Par exemple, j’ai effectué une période de formation de 3 mois chez Yves Rocher au début de mon alternance. Passer par le service logistique, tourner avec un directeur me permet maintenant de parler du concept à mes différents interlocuteurs, en étant crédible. »


Développeur senior

Emmanuel Grenier, responsable expansion et recrutement franchisés chez Midas
« Mon diplôme d’école de commerce en poche, j’ai commencé ma carrière comme commercial chez Whirlpool. Puis j’ai rebondi dans le tourisme, chez Disneyland Resort Paris, où j’ai commencé à travailler avec des réseaux d’agences de voyage. J’ai ensuite été animateur pour les agences Leclerc, avant de rejoindre le groupement Synalia, en tant que responsable de l’animation et du développement de l’enseigne Guilde des Orfèvres. Après cette expérience enrichissante, j’ai suivi mon directeur chez Phone House, pour développer leur réseau de franchise en parallèle de leur structure succursaliste. Enfin, Midas m’a contacté pour devenir responsable expansion et recrutement de franchisés.
A travers ces expériences, j’ai notamment pu apprécier les différences de fonctionnement entre coopérative et franchise. Dans un groupement, les adhérents sont les patrons : c’est un défi intéressant de devoir leur dire ce qu’ils ont à faire, cela nécessite beaucoup de diplomatie. Un franchisé a moins d’impact sur la stratégie du réseau, même s’il est toujours intéressant d’écouter ses idées. En travaillant dans différents secteurs d’activité, j’ai également eu à rechercher des profils de candidats très variés, mais j’ai toujours retrouvé une certaine similitude dans la façon de recruter. J’exerce le plus beau métier du monde : je crée de l’emploi. »

Franchisé, franchiseur et développeur

Christian Amiard, co-dirigeant de Cash Converters Europe
« J’ai travaillé pendant 22 ans dans le secteur bancaire, avant de rejoindre la franchise. J’ai fait partie des pionniers de Cash Converters en France : j’étais l’un des 5 premiers franchisés ! En 2001, j’ai repris avec un associé, Bruno Bee – également franchisé –, le contrat de master-franchise de l’enseigne en Europe. Nos magasins constituent les deux unités pilotes du réseau.
Fin 2003, nous avons embauché une personne spécialisée dans la franchise pour le recrutement de candidats. Cette expérience n’a pas été concluante. Nous avons ensuite eu recours à un développeur expérimenté, mais il n’a pas atteint les objectifs définis et nous a quittés fin 2008. J’ai alors décidé de reprendre moi-même cette fonction de développeur et depuis, nous bénéficions d’une croissance intéressante, avec environ deux ouvertures par mois. J’ai donc aujourd’hui une triple casquette de franchisé, franchiseur et développeur. Cela me crédibilise dans chacune de mes fonctions. »


Développeur et consultant

Gérard Galiana, consultant en développement de franchise
« Je suis arrivé dans la franchise en 1981, l’année du premier salon de la franchise. Diplômé de l’ESC Lille, j’ai commencé par travailler dans le textile, puis chez Auchan, la grande enseigne du Nord de la France. Ensuite, le réseau de franchise régional Unicis, un concept de loisir relationnel, m’a recruté pour élargir ses implantations au-delà du Nord-Pas-de-Calais : je les ai fait passer de 15 à 95 agences. C’était dans les années 80, les années folles de la franchise, avant la loi Doubin de 1989 qui a amené plus de professionnalisme dans ce milieu. J’ai ensuite été recruté par Hestia, où j’ai notamment dû gérer une crise avec une association de franchisés, contre lesquels nous avons gagné en procès. Après une année d’activité comme consultant indépendant pour différents réseaux, j’ai rejoint l’équipe du développement de l’enseigne Mikit de 1999 à 2008 : le réseau s’est agrandi de 60 à 200 franchisés sur cette période, notamment les 3 dernières années lorsque j’ai été nommé au poste de directeur du développement et que j’ai constitué une équipe de développeuses très performantes. Je viens de reprendre ma casquette de consultant indépendant, pour accompagner les enseignes qui le souhaitent dans leur stratégie d’expansion. Le développement est une fonction passionnante : dans chaque réseau, on découvre une nouvelle activité, on apprend un nouveau métier. A partir du moment où l’on a les qualités humaines nécessaires, le reste s’acquiert par la formation et le management. »

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