Tendance : cap sur les petites villes et les retail parks

2013-01-25T08:57:00+02:0025.01.2013, 


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Des loyers moins chers et une concurrence moins accrue : deux raisons qui poussent lentement mais sûrement les enseignes de commerce françaises à se tourner vers les petites villes et les retail parks, format en pleine expansion.

La tendance est aux petites villes
Crédits photo : Wolf Meusel/Wikimedia
Abbeville, ville picarde de 25 000 habitants.

En 2013, les enseignes mettront le cap sur les petites villes et les retail parks : telle est la tendance que prédit Procos, la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé.

Les retail parks remplacent les centres commerciaux

En 2012 déjà, les retail parks ont pris du galon. Les enseignes de restauration, d’optique et de prêt-à-porter s’y sont beaucoup implantées. La parfumerie commence également à se positionner sur ce secteur de marché, moins concurrentiel et moins cher qu’une implantation en centre commercial. Selon Procos, les périphéries de villes concentrent actuellement 83 % des surfaces en projet, soit 4,7 millions de m². Les retail parks représentent à eux seuls 2,7 millions de m² de ces nouveaux espaces commerciaux, soit 57 % des m² en projet. Suivent les centres commerciaux, à 1,7 million de m² soit 36 % des projets.


Les petites villes conquièrent les grandes enseignes

Les villes de moins de 50 000 habitants sont elles aussi de plus en plus plébiscitées par les enseignes. « Les enseignes matures, qui comptent déjà plusieurs centaines de points de vente, se tournent vers les petites villes pour poursuivre leur maillage », indique  Michel Pazoumian, délégué général de Procos. Autre avantage de ce type d’implantation : le prix des loyers, beaucoup moins onéreux que dans les grandes villes. Un critère de taille pour des enseignes « qui sont extrêmement prudentes concernant leurs ouvertures », insiste le délégué général de Procos. Cette tendance « petites villes » « favorise le développement en franchise », poursuit Michel Pazoumian : en effet, s’installer dans une petite agglomération demande un apport personnel moins élevé qu’ailleurs, et « les enseignes peuvent plus facilement reprendre le fonds de commerce en succursale si l’adhérent rencontre des difficultés. »

Camille Prigent