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Lyon, Lille et Bordeaux en tête des villes où il fait bon d’entreprendre

2014-12-11T06:00:00+02:0011.12.2014, 


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Dans un contexte croissant de mondialisation et d’internationalisation, les territoires se livrent une lutte acharnée pour l’attractivité économique. Attirer les enseignes nationales, internationales ou tout simplement les créateurs d’entreprises, matière première du tissu commercial, fait désormais loi. En 2014, Lyon (69), Lille (59) et Bordeaux (33) ont su tirer leur épingle du jeu pour se positionner aux 3 premières places du podium, selon un classement du magazine « L’Expansion ».

Lyon, Lille, Bordeaux: un trio business friendly
Crédits photo : Shutterstock
Lyon, ville la plus "business friendly" de 2014

Avec respectivement 6 710, 2 597 et 3 905 créations d’entreprise en 2013, inutile de dire à quel point Lyon, Lille et Bordeaux comptent parmi les villes les plus dynamiques de France sur le plan économique. Mais pas que. Le classement 2014 des villes les plus « business friendly » (comprendre où il fait bon d’entreprendre), publié par « L’Expansion » dans son numéro de décembre 2014-janvier 2015, repose sur 4 critères : la taille de la population, le niveau des infrastructures, de l’écosystème et de la formation. Une lecture fine de ce palmarès laisse apparaître les points forts de chaque agglomération, censée attirer les créateurs d’entreprise.

Lyon, capitale des Gaules high-tech

Déjà en tête à plusieurs reprises lors des précédentes études, Lyon truste encore une fois la première place au classement général mais aussi dans les catégories « infrastructures » et « écosystème ». Rien d’étonnant quand on sait à quel point la ville est orientée technologie, comme le souligne l’enquête : ouverture prochaine « d’Axel’One, plateforme de matériaux innovants », promotion de la « French Tech » lyonnaise en Amérique de Nord, « création du Biodistrict de Gerland », etc. Autant de projets qui portent le dynamisme urbain. Ajouté à cela, 120 000 étudiants, 4 lignes de métro, 5 de tram, et un aéroport à dimension européenne apportent jeunesse et mobilité à l’ancienne capitale des Gaules. L’activisme municipal place le chef-lieu de Rhône-Alpes sous le signe du développement continu puisque, outre la dizaine de projets urbains prévus à moyen-terme, elle encourage l’interaction entre les différentes entreprises avec le territoire, et ce au niveau commercial également. La valorisation de la Part-Dieu, de Gerland et du Carré de Soie, tout comme le réaménagement du quartier Grolée-Carnot, de l’Hôtel Dieu et de l’ancien site de la Banque de France vont venir renforcer le tissu commercial de la ville.


Lyon, Lille, Bordeaux: un trio business friendly
Crédits photo : Meiqianbao/Shutterstock
Lille sur la deuxième marche du podium

Lille, l’essor de l’Europe du Nord

Localisé entre Londres (1h20 de train), Paris (75) (55 minutes) et Bruxelles (27 minutes), Lille s’avère être un carrefour de communication stratégique pour l’implantation d’entreprises. Sa deuxième place dans la catégorie « infrastructures » se trouve donc justifiée par son maillage impressionnant : un aéroport, 2 lignes de métro et 2 gares TGV, qui ont vu l’ouverture d’une nouvelle ligne Thalys en avril 2014. Jouissant d’un fort dynamisme économique, la métropole lilloise structure son territoire en 7 pôles de compétitivité où évoluent plus de 62 000 entreprises, dont plus de 14 000 commerces de détails et plus de 18 000 établissements de services. Capitale d’une région constituée des deux départements parmi les plus peuplés de France, Lille offre un potentiel de 100 millions de consommateurs dans un rayon de 300 kilomètres. Proche de ses entrepreneurs, la capitale des Flandres a mis en place tout un faisceau de structures d’accompagnement, tant au sein de la CCI Grand-Lille, que de l’APIM (Agence pour la Promotion Internationale de Lille Métropôle) et du GAEL, le Groupement des Acteurs Economiques de Lille-centre. D’où sa médaille d’argent au palmarès « L’Expansion ».

Lyon, Lille, Bordeaux: un trio business friendly
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Bordeaux clôture le top 3 des villes où il fait bon d'entreprendre

Gastronomie et digital, la combinaison gagnante de Bordeaux

Celle qu’on décrivait il y a vingt ans comme une « belle endormie » met les bouchées doubles pour se classer dans le top 20 des métropoles européennes. Depuis 1996, la capitale aquitaine a rénové ses façades, créé des espaces verts, construit un tramway, redonné leur place aux piétons et aux cyclistes. En 2017, la ligne TGV la mettra à deux heures de Paris. Mais la cité girondine équilibre ses forces autour de la mise en avant de son patrimoine – la ville appartient au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2007 - y compris gastronomique, et le développement d’un écosystème technologique performant. A la future Cité des civilisations du vin répondent la Cité numérique, le futur pôle de compétitivité régional baptisé Digital Aquitaine et  l’ambition d’obtenir le label « Métropole French Tech » de la part du gouvernement, comme le rappelle « L’Expansion ». Troisième des villes les plus « business friendly » 2014, Bordeaux fait une large part aux espaces commerciaux qui soutiennent son économie tout autant que ses flux. Les 2 000 commerces de centre-ville génèrent un chiffre d’affaires estimé à 1,3 milliard d’euros. Signe qui ne trompe pas, la ville possède la plus grosse association de commerçants du pays. Une politique d’ampleur pour la capitale aquitaine, qui aspire à devenir une métropole d’1 million d'habitants d’ici 2030 (contre un peu plus de 700 000 aujourd’hui).


Lyon, Lille, Bordeaux: un trio business friendly
Crédits photo : Shutterstock
Toulouse, 1ère ville pour la "formation"

Toulouse, numéro 1 de la formation

Elle n’est ni dans le top 3, ni dans le top 5 et pourtant elle est 1ère. Toulouse (31), ville du Prix Nobel d’Economie 2014, arrive en tête de la catégorie « formation ». Avec plus de 15 établissements supérieurs et près de 100 000 étudiants, la ville rose offre un large spectre de formations qui résonne avec le territoire. Des quatre coins du monde, ses pôles d’excellence dans l’aéronautique (Airbus) et l’espace (EADS) sont reconnus et dénichent parmi les écoles d’ingénieurs toulousaines leurs futures pépites. Une manne humaine, formée et consommatrice qui participe au rayonnement de la capitale occitane… et à son dynamisme commercial. Le centre-ville et l’hypercentre demeurent les plus attractifs. Le tramway, inauguré en décembre 2010, et les deux lignes de métro génèrent des flux de population conséquent pour les commerçants installés dans ce qui est devenu un centre piéton. L’implantation de grandes enseignes, à l’instar de Nespresso sur la place du Capitole ou de Primark rue Alsace-lorraine d’ici fin 2015, renforce une dynamique intra-urbaine déjà forte. De quoi envisager une percée dans le classement des villes où il fait bon d’entreprendre d’ici quelques années ?

Palmarès « L’Expansion » des agglomérations de plus de 500 000 habitants où il fait bon d'entreprendre

- 1 : Lyon (1ère en 2013)
- 2 : Lille (4ème en 2013)
- 3 : Bordeaux (2ème en 2013)
- 4 : Marseille (3ème en 2013)
- 5 : Nantes (6ème en 2013)
- 6 : Toulouse (5ème en 2013)
- 7 : Nice (7ème en 2013)