Où s'implanter

Les entrées de ville souffrent moins de la vacance commerciale que les centres

2014-06-20T06:00:00+02:0020.06.2014, 


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Au regard de l’indice de la vacance commerciale, les entrées de ville, c’est-à-dire les zones commerciales situées en périphérie, présentent de sérieux atouts pour implanter un commerce. En moyenne, ces secteurs sont moins désertés par les enseignes que les cœurs d'agglomérations.

Centre-ville de Lyon
Crédits photo : Shutterstock

Pour implanter son commerce, le centre-ville peut paraître une idée plus séduisante que la zone commerciale située en périphérie. Pourtant, les enseignes tendent davantage à déserter les cœurs d'agglomérations pour ces extérieures. En effet, la dernière enquête de la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé, Procos, révèle que la vacance commerciale touche peu les entrées de ville. En moyenne, elle se situe autour de 5,5 %, contre 7,2 % pour les centres-villes.

L’attrait des moyennes surfaces

Pour expliquer ce phénomène d’attractivité des zones périphériques, Procos avance plusieurs facteurs, dont le pouvoir d’attraction des moyennes surfaces. En effet, « la résilience de ces zones commerciales s’explique par le développement des moyennes surfaces, qui tirent aujourd’hui la majorité de la croissance du commerce français, et la forte présence des groupes de distribution, plus résistants à des chocs économiques locaux ou nationaux », explique la fédération. Dans ces zones, les moyennes et grandes surfaces, supérieures à 400 mètres carrés, trouvent les espaces suffisants pour s’implanter et, de par leur présence, attirent le chaland*.


L’effet « taille des villes »

Les grandes et petites villes tiennent le haut du tableau de la vacance commerciale la plus faible en entrée de ville. Procos l’explique par le fait que les grandes villes, de façon générale, offrent « de larges marchés de consommation » et de grandes zones de chalandise. « Ici, précise Procos, les moyennes surfaces de périphérie bénéficient d’effet d’agglomération […] offrant des débouchés plus que proportionnels à leur poids de population. » Ainsi, dans de grandes métropoles comme Lille (59), Bordeaux (33) ou encore Lyon (69), la vacance commerciale des entrées de ville ne dépasse pas 4 %. Concernant les petites communes, la fédération énonce, à l’inverse, « des marchés restreints mais peu concurrencés ».

Dans les villes moyennes (de 100 000 à 500 000 habitants), en revanche, la vacance commerciale touche plus fortement les entrées d'agglomérations, avec un taux moyen de 6 %.

Les chiffres clés

En zone commerciale (ou entrée de ville), la vacance s’élève à :
- 5,5 % dans les villes inférieures à 50 000 habitants
- 5,8 % dans les villes de 50 000 et 100 000 habitants
- 6 % dans les villes de 100 000 à 500 000 habitants
- 4 % dans les villes de plus de 500 000 habitants

L’enquête de Procos a été réalisée sur 750 zones commerciales appartenant à des unités urbaines de plus de 30 000 habitants.

*En 2009, les moyennes surfaces représentaient 10,6 % du parc total des magasins de détail en France et réalisaient 62,9 % du chiffre d’affaires global (source : Insee).

Jennifer Matas