Nouveau concept

Matrix 3D-concept : la franchise qui veut démocratiser l’impression 3D

2015-03-23T06:01:00+02:0023.03.2015, 


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Certaines franchises ne s’interdisent pas l’innovation technologique, Matrix 3D-concept en fait partie. Ce jeune réseau créé en 2013 souhaite atteindre 120 points de vente d’ici la fin de sa première année en franchise.

Shakir Bader, Matrix 3D-concept
Crédits photo : Droits réservés
Shakir Bader, fondateur de l'enseigne.

Imaginez-vous, un début de week-end, à l’heure de passer l’aspirateur, une pièce de ce dernier vous lâche et vous condamne à passer des heures à écumer les magasins d’électroménager impersonnels, en quête d’un bout de plastique insignifiant. La mission de Matrix 3D, jeune réseau spécialisé dans l’impression 3D, est de faire disparaître ce genre de situation en vous conduisant directement vers un de ses franchisés qui, à partir de la pièce elle-même ou d’une simple photo, se chargera de la modéliser et de l’imprimer en moins d’une heure en 3D. A terme, l’enseigne créée en 2013 souhaite, selon les mots de son fondateur Shakir Bader, « démystifier l’impression 3D » en ouvrant rien qu’en 2015 pas moins de 120 points de vente dans toute l’Europe.

Un concept de niche pour un marché immense

A l’origine du concept, une idée qui paraît de moins en moins folle à mesure que Shakir Bader la décrit. En parallèle de Matrix 3D-concept, l’homme est également dirigeant et fondateur et de Hilltecks Distribution, entreprise spécialisée dans la production de vélos électriques. L’impression 3D selon lui « c’est une vague très large, un marché démembré qui touche de nombreux secteurs ».

Un marché vaste qui nécessite de structurer une offre tout aussi fournie. Ainsi, l’enseigne s’articule autour de trois activités principales : la vente, la modélisation et l’impression.

En phase avec son objectif de démocratisation de la technologie, Matrix 3D-concept vend des imprimantes grand public. Les prix vont de 890 à 1 190 euros, pour des machines capables de produire des objets à partir de matériaux de natures diverses.

L’activité modélisation-impression représente quant à elle « 30 à 40 % de l’activité de l’enseigne », précise Shakir Bader. C’est de loin la plus prometteuse, notamment grâce à l’outil Body Scanner qui, comme son nom l’indique, s’attache à modéliser des personnes pour ensuite les « imprimer » en modèle réduit, ou pour en exploiter les données détaillées… Avec des applications auxquelles le fondateur n’a parfois lui-même pas pensé : « Le milieu de l’hôtellerie nous sollicite de plus en plus pour nous commander des prestations de scan pour des clients qui veulent immortaliser leur passage dans leurs établissement », s’enthousiasme par exemple le fondateur.

L’enseigne intervient également pour les kinésithérapeutes, et modélise le corps de patients atteints de scoliose pour en suivre les évolutions. Elle a aussi imprimé les silhouettes de visiteurs « Cosplay » avide de figurines, au dernier salon du manga de Paris. De quoi avoir la tête qui tourne tant les possibilités sont multiples : « Finalement, nous ne connaissons pas nos clients, puisque nous ne connaissons pas encore toutes les applications de l’impression 3D », remarque Shakir Bader, amusé.


La franchise comme choix naturel pour le développement

Tel Internet et son idéal du partage, le développement en réseau se présentait tout naturellement, d’après le fondateur-dirigeant. Surtout depuis que le concept de franchise dans la 3D a été validé par la Fédération française de la franchise.

Lancée en début d’année, l’enseigne consulte au moment de la rédaction de cet article trois dossiers qui verront bientôt le jour. Huit autres sont en attente et sept candidats se sont présentés depuis que la nouvelle est en page d’accueil de son site web. A terme, Matrix 3D-concept souhaite ouvrir une quarantaine d’unités en France en 2015.
Il existe pour le moment deux sites pilotes : un à Auch (32) et un autre au siège de la société, à Gémenos (13). Le lab4D près de Grenoble (38) passera également en franchise en avril.

Mais le vrai objectif reste l’expansion en Europe. Sur le terrain, cela se traduit par des implantations en centre-ville et zones d’activités commerciales pour toucher à la fois le grand public et les professionnels. En surface, les magasins feront au minimum 20 m², mais le fondateur-dirigeant précise : « L’idéal serait d’avoir des surfaces de 40 m² pour pouvoir organiser des animations ».

L’enseigne n’exige ni redevances ni royalties mais est rémunérée via les droits d’entrée et la distribution exclusive auprès des franchisés. « Le réseau se développera en contrat de franchise » précise son fondateur. Outre des franchisés purs, Shakir Bader réfléchit à d’autres formats : une formule intermédiaire où l’adhérent aura la liberté de pouvoir proposer des produits d’autres marques dans des limites de quotas fixés par le franchiseur. Mais aussi, la mise en place de collaborations exceptionnelles, fonctionnant indépendamment : « Nous pouvons par exemple imaginer un magasin de photographie indépendant qui proposera un corner Matrix 3D-concept », explique le fondateur.


Des technophiles plutôt que des techniciens

C’est pourquoi à terme, les profils des affiliés Matrix 3D-concept seront très diversifiés. D’autant que l’enseigne ne recherche pas forcément des ingénieurs ou techniciens spécialisés. En effet, le réseau fait en sorte que les interfaces de modélisation ou autres back office et logiciels d’impression soient accessibles au profane : « Nos clients arrivent aujourd’hui à imprimer eux-mêmes en 3D, il n’y aura donc pas de problème pour nos futurs franchisés », remarque Shakir Bader.

Les seuls critères retenus pour le recrutement : le sens du conseil, la présence et la pédagogie. Bien sûr, les challengers et les technophiles sont également les bienvenus, précise le dirigeant.

Côté finances, un droit d’entrée de 10 000 euros est exigé, comprenant une formation, et des supports commerciaux et marketing. L’apport personnel minimum, lui, se chiffre à 25 000 euros. Le mobilier d’aménagement des magasins reste un investissement facultatif de 600 euros.