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O. Mignot (Franchise Management) : « L’international est un investissement financier et humain »

2014-08-18T06:00:00+02:0018.08.2014, 


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Alors que 30 % des réseaux français de franchise exportent leur concept à l’international (source : Fédération française de la franchise), l’étranger continue d’attirer les franchiseurs. Véritable levier de développement et vecteur d’une image de marque, l’implantation d’une enseigne à l’international n’est cependant pas une sinécure. Olivier Mignot, associé du cabinet Franchise Management, revient en vidéo sur les enjeux et les risques d’une telle stratégie.

Maîtriser avant d’exporter

Pour initier le développement d’un concept au-delà des frontières qui l’ont vu naître, la franchise s’avère un moyen efficace et peu risqué. A condition toutefois de procéder de façon réfléchie. « A priori, tous les concepts sont exportables, à condition de bien maîtriser ses fondamentaux sur le territoire national », prévient Olivier Mignot, associé du cabinet de conseil Franchise Management. Cet ancien franchiseur connait bien le sujet, ayant lui-même supervisé l’implantation de Décathlon en France d’Outre-mer et au Moyen-Orient. « L’international est un investissement financier et humain. Il n’est pas question de dégrader son "core business" en France pour partir trop rapidement à l’étranger », prévient le consultant.

A noter que tous les réseaux ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, le départ à l’international dépend fortement du concept lui-même. « Pour certains, il est primordial d’asseoir leur développement national, […] ce qui implique de patienter une durée minimum de 5 à 7 ans. Mais pour des enseignes de mode, par exemple, s’implanter dans des villes dites emblématiques comme New York, Tokyo, etc. est judicieux », analyse Olivier Mignot.

> Pour aller plus loin : Franchises, comment se lancer à l’international ?


Les obstacles à prévoir

« L’export fait rêver tout entrepreneur », reconnaît l’associé du cabinet Franchise Management. Néanmoins, il importe de considérer les difficultés intrinsèquement liées à la décision d’exporter son concept à l’étranger. Olivier Mignot préconise ainsi aux franchiseurs de se poser plusieurs questions avant d’agir : le concept est-il duplicable ? Existe-t-il un marché qui répondra présent ? Y-a-t-il des barrières douanières ou des normes spécifiques contraignant les exportations ?

L’export pose aussi de nouvelles contraintes auxquelles les franchiseurs n’ont pas encore été confrontés, comme la barrière de la langue, le décalage horaire ou encore l’inversion des saisonnalités dans les pays de l’hémisphère Sud. Autant de paramètres que la tête de réseau devra considérer avant d’initier un développement à l’échelle mondiale.

> A lire également : Lancer sa master-franchise : pourquoi et comment déléguer l’exportation de son concept ?


Le mode de développement

Autre question à laquelle devra répondre le franchiseur tenté par l'international : quel mode de développement choisir pour s’implanter à l’étranger ? A cette question, Olivier Mignot répond que tout dépend du pays visé et de son facteur risque. « Au Moyen-Orient, par exemple, la master-franchise est un mode de développement quasi exclusif. Dans d’autres zones géographiques, le réseau peut aussi choisir la joint-venture ou l’implantation en direct. »

Propos recueillis lors du Salon des Entrepreneurs de Lyon 2014 par Mustafa Curlu (Widoobiz)