Les galeries YellowKorner essaiment dans le monde entier

2012-07-26T14:36:00+02:0026.07.2012, 


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Proposer des photographies d’art à des prix accessibles, voilà la clé du succès des galeries YellowKorner. Fort d’une trentaine de lieux d’exposition en France et à l’international, le réseau s’agrandit et vise les 500 galeries d’ici 5 ans.

YellowKorner
Crédits photo : Droits Réservés
La première galerie YellowKorner, au 8 rue des des Francs-Bourgeois, à Paris.

Entre photographies d’art hors de prix et posters de piètre qualité, difficile d’acquérir de belles pièces pour un prix raisonnable. C’est en partant de ce constat qu’Alexandre de Metz et Paul-Antoine Briat, fraîchement diplômés d’HEC, ont créé YellowKorner en 2006. Le principe est simple : proposer un plus grand nombre d’exemplaires pour diminuer le prix des photos à l’unité. « L’objectif est de rendre la photographie accessible à tous, sans négliger la qualité », explique Laurent Perry-Spencer, directeur du développement du réseau.

Un modèle hybride

Distribué dans un premier temps à la Fnac, YellowKorner ouvre sa première galerie à la fin de l’année 2007, dans le quartier parisien du Marais. Le réseau se développe dans un premier temps en succursale, et ouvre sa première galerie affiliée à Lyon (69) en 2011. Très vite, l’enseigne met en place un mode de développement hybride, basé à la fois sur la commission-affiliation, la franchise, la master-franchise et le succursalisme. La commission-affiliation et le développement en succursale sont dédiés au marché français, tandis que la franchise et la master-franchise sont destinées à mailler le reste du monde. Certaines villes comme Beyrouth, Casablanca ou Bruxelles comptent chacune un franchisé, tandis que des pays comme le Canada, le Mexique, l’Angleterre ou l’Allemagne sont gérés par des master-franchisés. L’ambition du réseau ? « Compter 500 galeries dans le monde d’ici 5 ans, en France comme à l’international », indique Laurent Perry-Spencer.


Un développement rapide

Avec une dizaine de franchises et une vingtaine de succursales dans le monde, YellowKorner mise sur un développement rapide. Le groupe compte 17 galeries en France et en vise 40 à terme. « Nous nous développons sur des villes culturelles, de plus de 100 000 habitants », précise le directeur du développement. A l’international, les ambitions ne sont pas moins grandes : « Le concept s’exporte très bien, explique Laurent Perry-Spencer. Contrairement à d’autres enseignes, nous n’avons pas d’adaptation particulière à entreprendre. » L’objectif est de créer des réseaux similaires dans des pays comme l’Allemagne, grâce à la master-franchise. Et le réseau de galeries s’en donne les moyens : à la fin de l’année, YellowKorner sera implanté dans chaque continent, et aura multiplié par quatre le nombre de galeries qu’il comptait en 2011.

Le réseau en chiffres
  • 30 galeries dans 7 pays
  • Plus de 200 photographes : YellowKorner travaille avec de nombreux jeunes mais distribue aussi les œuvres de grands noms comme Yann Arthus-Bertrand, Nadar, Man Ray ou Jean Dieuzaide.
  • 9 thèmes de photographies : celebrities-history, dream & creation, fashion, landscape, music, nature, sport & technic, travel et urban.
  • 5 formats de photographies : mini, classique, grand, géant et collector
  • 1 prix compris entre 25 et 1 200 euros
  • 2 projets en cours : le lancement en début d’année 2012 d’une série de portfolios présentant le travail d’un artiste, et la création d’une série de livres d’art consacrés à la photographie, qui sera lancée en octobre prochain. Ces livres, qui pèsent près de 6 kg, seront tirés à 2 000 exemplaires dans le monde. Le premier d’entre eux présentera le travail du photographe de la faune africaine Laurent Baheux. 
  • 1 code couleur : le noir, couleur choisie par l’architecte Gérard Barreau, qui a également collaboré avec Sephora ou la Fnac, pour mettre en valeur les photographies exposées.

YellowKorner
Crédits photo : Droits Réservés
La galerie de la rue des Francs-Bourgeois.

Camille Prigent