Interview franchiseur

N. Zarzour-Aka (GrandOptical) : « En franchise, nous nous devons de donner du sens à nos décisions »

2011-01-24T14:52:00+02:0024.01.2011, 


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Après 22 ans de développement par le biais exclusif de succursales, l’enseigne de magasins d’optique GrandOptical s’est lancée en franchise en 2007. Nay Zarzour-Aka, directrice franchise, explique comment le réseau concilie ces deux modes d’exploitation.

Nay Zarzour-Aka, GrandOptical
Crédits photo : N. Oundjian
Nay Zarzour-Aka, directrice du réseau de franchise GrandOptical.

Pourquoi avez-vous décidé d’ouvrir votre réseau à la franchise ?

Les succursales sont très bien adaptées aux grosses agglomérations. Une équipe de cinq personnes minimum est par exemple nécessaire pour animer le magasin, ce qui représente un coût financier plus facile à amortir quand le trafic est élevé. Mais même si un directeur salarié est très investi localement, il le sera toujours moins qu’un chef d’entreprise. Or, les petites et moyennes villes ont besoin qu’une personne incarne le point de vente. La franchise nous permettait une plus grande proximité avec nos clients, afin de conquérir des zones de chalandise plus petites.


Quelles ont été les principales difficultés à surmonter ?

Nous nous sommes lancés en franchise lorsque nous avons racheté la coopérative Visual. La moitié de ces commerçants indépendants a alors basculé vers la franchise. C’était un changement culturel important. Le temps nécessaire à cette évolution, à la mise en place de services, de techniques communes de vente et de gestion, a été plus long que prévu.


Comment avez-vous géré ce changement culturel ?

En franchise, nous nous devons d’expliquer et de donner du sens à nos décisions. Le fonctionnement en succursale est différent. Nous avons donc beaucoup travaillé notamment sur notre communication et notre organisation. Au lieu de dédier des équipes à la franchise ou aux succursales, nos permanents travaillent auprès des deux types de points de vente. Dans ces conditions, le retour d’expérience des franchisés est vécu comme une chance qui permet d’ajuster les pratiques de l’ensemble du réseau.


Quels défis vous reste-t-il à relever aujourd’hui ?

Réaliser 80 % de nos futures ouvertures en franchise. Le capital humain est essentiel. Nous souhaitons nous ouvrir davantage à des profils extérieurs à l’optique. Il nous faut aussi travailler à renouveler les outils d’animation en permanence pour être le plus efficace possible.