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E. Jury (Progressium) : « Avant de franchiser un concept, il faut l’avoir éprouvé »

2014-08-11T06:00:00+02:0011.08.2014, 


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La franchise repose sur le principe qu’un chef d’entreprise modélise un concept ayant réussi, afin de le proposer à d’autres entrepreneurs et dupliquer ainsi son modèle de réussite. D’où l’importance, pour le jeune franchiseur, de tester et éprouver son concept. Explications d’Emmanuel Jury, directeur associé du cabinet Progressium.

Tester avant de franchiser

Franchiser un concept, c’est donner toutes les clés de réussite à un entrepreneur indépendant afin que, grâce à un savoir-faire et un modèle structuré, il puisse à son tour réussir dans sa création d’entreprise, le tout en contrepartie de redevances et d’un droit d’entrée. En théorie. Seulement, il peut arriver que certains réseaux se précipitent dans l’aventure qu’est la franchise, au regret d’Emmanuel Jury, directeur associé du cabinet Progressium : « Il faut avoir éprouvé son modèle car la franchise, c’est la reproduction d’un succès », explique-t-il. « Il semble donc opportun qu’un franchiseur ait plusieurs pilotes, situés dans des endroits différents et avec des populations diverses afin de bien tester son modèle avant de penser à le reproduire. »

Dans ses succursales, le franchiseur pourra tester des nouveautés, analyser plusieurs exercices comptables, et vérifier que son concept est suffisamment abouti pour être dupliqué en franchise.

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La franchise en France

La France fait partie des leaders européens en matière de franchise, avec plus de 1 700 réseaux et quelques 65 000 franchisés en 2013 (source : Fédération française de la franchise). « Il s’agit d’un secteur dynamique qui avoisine les 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires, et beaucoup de nouveaux concepts se sont créés l’année dernière, ce qui est encourageant », commente Emmanuel Jury. Le directeur associé du cabinet Progressium souligne également que, même si « des choses restent encore à faire », le milieu se professionnalise de plus en plus, tant du côté franchiseurs que de celui des franchisés.


Qu’est-ce qu’un bon franchiseur ?

Pour Emmanuel Jury, un « bon » franchiseur doit réunir un « ensemble de valeurs humaines et intellectuelles » et faire passer « l’argent généré par la franchise au second plan ».

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Propos recueillis lors du Salon des Entrepreneurs de Lyon 2014 par Mustafa Curlu (Widoobiz)