Interview Expert

A. Constant (DRC) : « Pour lancer un réseau, il faut répondre à des attentes »

2009-03-04T17:42:00+02:0004.03.2009, 


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Nouveaux marchés, nouveaux modes de développement… A quoi ressembleront les réseaux de demain ? Le point de vue d’Alain Constant, associé-gérant de DRC (Développement-Réseaux-Conseils).

Alain Constant, DRC / 1001 Piles Batteries
Crédits photo : DRC
Alain Constant, associé-gérant de DRC (Développement-Réseaux-Conseils) et directeur des partenariats de 1001 Piles Batteries

Professionnel de la franchise depuis plus de 30 ans, Alain Constant a accompagné une trentaine de réseaux dans leur développement (dont Agence N°1, Brioche Dorée, Norman Parker…). Il est aujourd'hui associé-gérant de DRC (Développement-Réseaux-Conseils) et accompagne notamment le développement en franchise de 1001 Piles Batteries.


Quels sont les secteurs porteurs sur lesquels se lancer aujourd’hui ? Plutôt que de vouloir changer les mentalités, je crois qu’il vaut mieux essayer de répondre aux attentes existantes. D’après moi, les marchés d’avenir sont l’environnement, l’énergie, la restauration rapide, la médecine et les nouvelles technologies : ce sont des secteurs sur lesquels les besoins vont croissant. Dans l’énergie par exemple, les équipements nomades comme les téléphones ou ordinateurs portables vont nécessiter de plus en plus de services mobiles. Quant à la restauration, quelle que soit la crise, on aura toujours besoin de manger ! Les concepts light et low-cost vont sans doute se développer, mais toutes les idées ont leur chance, tant qu’elles prouvent leur différence : personne ne souhaite manger la même chose tous les jours…


Selon vous, la franchise est-elle un bon moyen pour entreprendre sur un nouveau marché ? C’est une excellente idée pour développer rapidement un concept qui marche sur quelques points de vente. J’ai vécu de près le démarrage de McDonald’s en France, à la fin des années 1970. Les Américains n’y croyaient pas, pourtant le succès a été quasi immédiat ! Je crois que la spécialisation autour d’un concept a toutes les chances de mieux réussir que la diversification à outrance.


Quels sont les pré-requis pour monter un réseau de franchise ? Avant de se lancer, il faut commencer par vérifier l’existence d’une marque, d’un concept qui ne soit pas facilement copiable et d’un réel savoir-faire. J’ai déjà eu affaire à des entrepreneurs qui voulaient développer en franchise un concept de restauration sans originalité particulière : je les en ai dissuadés ! Je conseille également de réaliser une étude de faisabilité financière :analyser le modèle économique de l’entreprise et bien comprendre où se joue la rentabilité, pour voir si elle peut être réitérée ailleurs.


Comment voyez-vous le développement des réseaux à l’avenir ? Les Etats-Unis sont très en avance sur l’Europe en matière de développement en franchise. Là-bas, les réseaux sous-traitent de plus en plus leur développement à une société de conseil. Au dernier salon de la franchise de Miami, le quart des stands était tenu par ce type de prestataires ! Je pense que c’est une évolution intéressante, car il est sage de solliciter des avis extérieurs, que ce soit des sociétés de conseil, des avocats ou des comptables : ils ont une vue d’ensemble sur plusieurs entreprises et sont donc plus à même de jauger le potentiel de succès d’un concept et d’éviter aux réseaux de faire des erreurs commises par d’autres.