Construction

Gedimat : le développement durable, un avantage concurrentiel !

2011-08-19T17:27:00+02:00

18.05.2009 mis à jour le 19.08.2011, 


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Le développement durable, c’est savoir s’adapter de façon permanente. Aussi bien à la problématique de gestion des déchets qu’à la mondialisation des capitaux.

Yves Martin-Delahaye, président du directoire de G
Crédits photo : Droits Réservés, FCA
Yves Martin-Delahaye, président du directoire de Gedex

Contrainte vécue comme une opportunité

Dans les réseaux Gedimat et Gedibois, le développement durable joue sa vocation première de protection de l’environnement selon trois axes classiques : l’origine des produits vendus en magasin, le traitement des déchets et les économies d’énergie. « La plupart de nos produits en bois sont labellisés – PEFC, etc. Ils proviennent de forêts gérées, dont le reboisement est organisé », précise Yves Martin-Delahaye, président du directoire de Gedex1, qui représente 9 à 10 % des parts sur son marché. Le secteur du bâtiment génère énormément de déchets – notamment par la démolition -, de même que l’activité de négoce, à travers les emballages, les palettes de stockage… Or, Gedimat est positionné sur la rénovation, qui représente plus de la moitié du marché de la construction. « Cette contrainte, cette attitude responsable vis-à-vis des déchets doit être considérée comme une opportunité, une source de développement du chiffre d’affaires. En apportant un service à la clientèle. Nous finalisons actuellement un accord cadre avec un opérateur national pour proposer une gestion du traitement des déchets "à la carte" », répond Yves Martin-Delahaye.


Le développement durable, un avantage concurrentiel

Comme le secteur du bâtiment reste l’un des principaux producteurs de gaz à effet de serre - quasi équivalent au transport -, Gedimat a sorti en février 2009 un catalogue qui combine guide de bonnes idées aussi économiques qu’écologiques, et catalogue de produits à destination des professionnels du bâtiment et des particuliers. « L’initiative d'un tel guide devient un véritable avantage concurrentiel, avec un personnel de formé. Durant plusieurs jours, nos forces de vente ont été sensibilisées aux enjeux du développement durable, à la réglementation comme aux crédits d’impôts. Cette formation théorique a été complétée sur le plan technique par un approfondissement de la connaissance des produits et de leur mise en œuvre. Il n’existe pas une solution au développement durable, mais des solutions en fonction de la problématique de chaque construction : isolation, ponts thermiques… Il nous faut maintenant également travailler sur la formation des artisans clients du groupement, afin que tous les acteurs de la filière s’inscrivent véritablement dans une démarche qui ne peut être que globale. Nous devons être l’un des maillons de la mise en place du Grenelle de l’Environnement », assure Yves Martin-Delahaye.


Système de capitalisation plutôt rare

« Le développement durable, par définition, c’est le développement dans la durée. Il doit prendre en considération aussi bien ce qui est pérenne pour la planète, que ce qui l’est pour les entreprises. Pérenniser des entreprises dans le tissu local participe au dynamisme d’une région. Depuis plus de 25 ans, nous proposons un système de capitalisation assez unique dans l’univers des groupements, reposant sur les fruits de la coopération commerciale. Les résultats positifs de la coopérative sont répartis aux adhérents proportionnellement aux achats qu’ils ont réalisés auprès des fournisseurs », souligne Yves Martin-Delahaye.


Lutter contre la mondialisation des capitaux

Grâce à ce système de capitalisation, les adhérents ont doté le groupement Gedex de près d’une centaine de millions d’euros de fonds propres consolidés. L’intégralité de ces moyens financiers est consacrée au réseau. Par exemple, par l'intermédiaire d'une filiale établissement financier, sous forme de prêts aux adhérents, lesquels font crédit à leur clientèle, constituée à 60 % de professionnels du bâtiment et à 40 % de particuliers. Ou encore, en prenant une part de risque dans le financement des holdings pour assurer la transmission d’entreprise, en obligations convertibles ou en capital, tout en restant minoritaire par rapport au(x) repreneur(s). « Ce type de montage financier évite qu’une des entreprises du groupement ne soit reprise par un groupe et quitte définitivement le groupement », ajoute Yves Martin-Delahaye.

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1 Créé en 1967, Gedex (Gedimat, Gedibois) est un groupement de 200 chefs d’entreprise et 448 points de vente. Gedimat (421 points de vente) se positionne sur le négoce généraliste en matériaux de construction, Gedibois (créé en septembre 2008, 27 points de vente) sur le négoce spécialiste en bois panneau.

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