Hôtellerie

Best Western : le futur vert des services

2011-08-19T10:19:00+02:00

18.05.2009 mis à jour le 19.08.2011, 


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Dans un hôtel, le développement durable s’avère un excellent outil de management sur un secteur touché par le fort turn-over des employés. A condition de devenir un réflexe à tous les étages.

Charline Bergeron, Best Western
Crédits photo : Droits Réservés
Charline Bergeron, coordinatrice développement durable au sein de Best Western.

A chaque pas, prendre garde à l’environnement

Tous les 10 ans, la France perd la surface d’un département en terres disponibles pour l’agriculture. Le consommateur commence seulement à savoir que la Terre ne pourra rester un personnage majeur de notre futur qu’à condition d’en préserver les ressources. S’il est conscient qu’il en demande trop à la planète à travers ses achats de produits, il ne prend pas toujours conscience qu’il pollue de même par l’utilisation de services, par exemple, à travers en allant à l’hôtel.


Créer des filières vertes en amont

Depuis cinq ans, la chaîne Best Western a engagé une démarche de développement durable. Ce groupement de 300 hôtels en France a tout d’abord porté une attention particulière à la qualité environnementale et sociétale dans ses achats mutualisés. Après les produits d’entretien, il applique désormais cette politique à la gamme de produits d’accueil, en privilégiant l’Ecolabel européen. « Pour tous les produits de consommation courante, nous avons une approche cycle de vie, du berceau à la tombe, afin d’éviter les transferts de pollution. Il faut parfois agir en amont de la production, pour développer les filières répondant à nos demandes. Il est ainsi difficile de trouver en France des fournisseurs de mobilier et de matelas conformes à nos exigences. Mon rôle, c’est de créer un réflexe », assure Charline Bergeron, coordinatrice développement durable au sein de Best Western.


Opérations neutres en termes d’argent

Selon Best Western, les quatre clés du développement durable restent l’efficacité économique, la protection de la nature, la gouvernance d’une coopérative (mutualisation des moyens et décision sur le mode « 1 homme = 1 voix ») et favoriser le climat social. Dans cette idée, ce groupement développe la mise en place de l’écolabel pour les hôtels. « Cela nécessite de remettre à plat le fonctionnement d’un établissement : choisir des photocopieuses plus chères mais utilisant moins d’encre et d’électricité, poser éventuellement des panneaux solaires, installer des mousseurs hydroéconomes réduisant la consommation d’eau de 30 à 50 %... Protéger la planète n’engendre pas un surcoût, c’est un surinvestissement. Le prix élevé des produits est compensé par les économies d’eau et d’énergies réalisées. La technologie verte nous aide à devenir plus rationnel, moins opulent », souligne Charline Bergeron.


Un employé épanoui donne un client satisfait

« De plus, le développement durable est un excellent levier de ressources humaines, un outil de management : la motivation du personnel augmente, les arrêts de travail baissent, des personnes se révèlent. Cela permet même de fidéliser les salariés dans un secteur où le recrutement reste difficile », ajoute Charline Bergeron. En France, Best Western est maintenant la première chaîne hôtelière en nombre d'hôtels écolabellisés avec 25 établissements bénéficiant de l’Ecolabel européen (fin 2010).

 

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