Niveau 4

Entreprise verte, niveau 4 : élève appliqué, sérieux, doit servir de modèle à ses camarades

2009-12-02T17:06:00+02:00

02.12.2009, 


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Intégrer son activité, ses collaborateurs et ses clients dans une stratégie de développement durable. Pour atteindre enfin les derniers niveaux, indispensable pour le bien de la planète, comme Mr Bricolage, le groupement des Mousquetaires et Biocoop.


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Agir envers les clients et les marchandises ne suffit pas

Mr bricolage : labels, convention et politique globale

Agir à tous les niveaux

Mr. Bricolage tente de concilier sa performance économique, ses responsabilités sociales et le respect de l’environnement. Dans cette optique, plusieurs choix régissent le quotidien des « bricoleurs ». L’enseigne choisit de distribuer des produits de plus en plus écologiques. Pour le bois, le choix est fait d’importer la matière de forêts qui respectent les principes de gestion durable du bois (labels FSC, PEFC, TFT). Mr. Bricolage a aussi signé une convention, avec le ministère de l’écologie et du développement durable, visant à retirer progressivement les ampoules à incandescence (elles seront retirées totalement en Europe à partir de 2012). Des produits qui consomment beaucoup et ne sont pas recyclables. Le groupe a développé une offre à économie d’énergie et mis en place des solutions de collecte.


Maitrise de l’énergie

Agir envers les clients et les marchandises ne suffit pas. Les magasins du groupe mènent une politique globale de maitrise de l’énergie. Par ailleurs, des partenariats ont été signés avec différents prestataires de gestion des déchets. Le taux de tri augmente régulièrement au fil des années.


Les Mousquetaires : employés, clients, fournisseurs… tous concernés !


Précurseurs

Le groupe les Mousquetaires n’a pas attendu les cris d’alarme pour se soucier de la démarche environnementale. Dès 1995, une filiale voit le jour pour œuvrer dans le développement durable.
Les initiatives commencent par le recyclage des cartons, des piles, mais aussi la distribution de sacs réutilisables et échangeables. Le plan d’attaque ne s’arrête pas là. Tous les collaborateurs sont formés aux « bonnes pratiques environnementales ». Par ailleurs, des manuels fleurissent dans les points de vente. Il s’agit, par exemple, du guide du traitement des déchets, de celui de la règlementation environnement ou encore le passeport station-service.
Depuis 2001, les collaborateurs des Mousquetaires contribuent à la gestion et au tri des déchets. Mais l’engagement dépasse l’organisation interne. Il prévôt aussi dans le choix des fournisseurs. En ce sens, les Mousquetaires soutiennent les producteurs qui respectent les principes de l’agriculture raisonnée et les encouragent à se faire qualifier selon la nouvelle règlementation en vigueur. 


Sensibiliser

Pour étendre la philosophie à l’ensemble des protagonistes qui gravitent autour des différentes enseignes, un salon itinérant sillonne la France. Objectif : sensibiliser chacun aux problèmes environnementaux et proposer des diagnostics et des conseils. Pour être complet, il convient aussi d’intégrer les clients à ce schéma. Ils sont régulièrement sensibilisés à la démarche de développement durable à travers des pages consacrés dans les prospectus ou par la distribution de livrets dans les magasins.


Des centres écolos

Enfin, pour préserver son statut de pionnier dans le développement durable, le groupement des Mousquetaires planifie pour 2009 et 2010 la construction de 10 points de vente pilotes à travers la France, qui adoptent les dernières technologies environnementales appliquées au bâtiment. Cela se traduit par la production d’électricité par la couverture du point de vente en membranes photovoltaïque. La récupération de l’eau de pluie pour alimenter la station de lavage auto et les sanitaires ainsi que l’éclairage du parking par LED.


Biocoop : aller au-delà de l’étiquette bio


Bio et responsable

Biocoop, coopérative axée sur le bio, va au-delà de son activité. L’enseigne inscrit son activité dans une démarche globale. La dernière mesure revient à supprimer des catalogues et rayons du réseau les bouteilles d’eau en plastique. Par cette démarche, 1,6 million de bouteilles seront économisées (sur une année), soit environ 70 tonnes de plastique. L’empreinte écologique de la marque sera significativement réduite, car plus de 35 tonnes de carbone vont être économisées par la société de transport, l’équivalent de 700 allers/retours Paris Londres en avion.


Aller au-delà de l’étiquette bio 

Biocoop a engagé un travail sur la réduction des déchets, une réflexion avec les fournisseurs pour les emballages et va jusqu’à étudier un nouveau système de réfrigération de la flotte de camion.
Biocoop se doit d’être en corrélation avec les valeurs qu’elle diffuse. Les magasins bios se doivent de montrer l’exemple. De ne pas seulement surfer sur l’effet de mode, mais d’aller au-delà dans l’organisation. 


HSBC d’une fondation pour les enfants à l’implication des client


Directeur de développement

La banque HSBC se distingue par son action à divers échelons impliquant aussi bien ses clients et que ses collaborateurs. Marine de Bazelaire occupe le poste de directrice du développement durable, indispensable dans toutes les sociétés qui veulent s’engager concrètement. Cette fonction permet d’influencer les décisions sur les trois axes majeurs du développement durable.


Droits d’émission

Ainsi, HSBC s’engage dans une politique de carbone neutre « Nous achetons des droits d’émission de carbone à la hauteur de notre bilan annuel », nous explique Marine de Bazelaire. Sur le plan social, le groupe bancaire s’implique depuis cinq ans « en faveur de l’intégration et le développement des emplois destinés aux handicapés », poursuit la directrice de Développement durable. Sur le plan sociétal, HSBC a lancé, en 2005, une fondation en faveur de l’éducation. Elle apporte une aide financière, médiatique et humaine aux associations qu'elle soutient.


Jouer de son influence

L’enseigne est présente dans 86 pays. « Nous sommes signataires des principes de l’Equateur. Ce qui nous permet de nous retirer d’un projet qui ne respecteraient nos engagements », assure Marine de Bazelaire. La banque étudie les projets de développement de ses clients et leur propose des mesures à mettre en place pour qu’ils soient vertueux.
Par ailleurs, la banque n’oublie pas son rôle de conseil « La carte développement durable se révèle une nouvelle perspective d’investissement que nous pouvons que conseiller à nos clients ».

 

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