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Les défis des premières années

2010-03-23T18:47:00+02:00

23.03.2010, 


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Communiquer en interne et vers l’extérieur pour souligner les réalisations et être reconnu comme une enseigne nationale est l’un des défis des premières années. Reste ensuite à impliquer les adhérents.

Réussir son lancement
Crédits photo : Getty Images
Les premières années sont cruciales dans la vie d'un groupement.

Communiquer en interne et vers l’extérieur

Rappeler sans cesse les résultats

Convaincre encore et toujours de l’intérêt du groupement est fondamental. Pour cela, une fois créés, les groupements doivent communiquer régulièrement sur les réussites concrètes engrangées, à l’exemple de Pascal Macé. Trois mois à peine que Citotel est lancé en tant que groupement et déjà de nouveaux adhérents se bousculent. « Nous avons reçu des demandes d’hôtels à l’étranger. C’est pour nous le premier gage de réussite et la preuve du bien-fondé d’être passé de l’association au groupement. » Tarifs avantageux obtenus auprès d’un fournisseur ou développement à venir : tout doit être rendu public, même si le temps manque parfois aux têtes de réseau entre leur magasin et la centrale.


Faire valoir son enseigne à l’extérieur

Créé notamment pour être reconnu par les acteurs du secteur, le groupement doit rapidement communiquer sur son image nationale. Cela peut passer par l’adoption d’une charte graphique commune, des couleurs propres, d’une enseigne unique pour tous les points de vente. Dépasser l’ancrage local est l’un des défis majeurs des premières années. Mais Marc Szyjowicz de Canal BD reconnaît qu’aujourd’hui encore, cela reste difficile, même après un peu plus de deux ans d’existence. « Nous avons besoin d’une communication commune mais chaque libraire a peur de perdre son âme. »


Favoriser l’implication

Ne jamais oublier l’humain

La dimension humaine est le fondement du groupement. Dans un réseau de franchise, il y a un contrat entre deux individus, des obligations de part et d’autre et une attente du franchisé que le franchiseur lui fournisse clé en main les outils pour développer son chiffre d’affaires. Le positionnement n’est pas le même dans un groupement. « L’entrepreneur indépendant qui rejoint une coopérative le fait parce qu’il veut apporter quelque chose au groupe, il veut qu’on l’écoute. Il veut le partage », poursuit Bruno Fermier.


Estelle Franchet, Biomonde Solidarité
Crédits photo : DR
Estelle Franchet, directrice générale de Biomonde Solidarité.

L’envie mais pas toujours le temps

Favoriser l’investissement des adhérents dans la vie de la centrale dès les premières années reste un autre défi majeur. « L’envie est là, mais quand je demande aux adhérents s’ils peuvent venir à rendez-vous bien précis, ce n’est pas toujours possible », regrette Estelle Franchet de Biomonde Solidarité. Pour autant, au cours des huit derniers mois, les neuf administrateurs du groupement ont à eux tous donné l’équivalent de 250 jours de travail pour la centrale. Preuve qu’il ne faut jamais abandonner !


Ne pas décevoir ses adhérents

Faire ce que l’on a promis

Denis Clavel se rappellera longtemps de cette leçon. Deux ans après la création de l’Adresse, le réseau a perdu près du tiers de ses effectifs, soit près de 150 adhérents. Certains ne se retrouvaient pas dans le mode coopératif. D’autres voulaient conserver le nom de leur société pour leur agence, ce qui ne facilitait par la création d’une image de marque. Face à ces difficultés, le groupement s’est adapté, sans difficulté financière majeure. Mais pour son directeur général, une chose est sûre : « La création d’un groupement génère des attentes fortes. Les responsables doivent prendre garde à ce que les services promis soient fournis rapidement. »

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