Financement

Emprunter pour entreprendre en franchise : mode d’emploi

2011-02-21T17:23:00+02:0021.02.2011, 


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Durée de l’emprunt, taux, assurance et cautions demandées par les banques… Charles Marinakis (Credipro) et Christophe Inacio (Caisse d’Epargne) ont fait le point sur les paramètres à étudier sur le 18e Salon des Entrepreneurs de Paris.


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Emprunt et assurance

En matière d’emprunt professionnel, les banques pratiquent des taux variant actuellement entre 3,5 et 4,5 %. « Les contrats de franchise engageant le franchisé pour une durée limitée, les emprunts bancaires s’opèrent sur des cycles courts allant en général jusqu’à 12 ans », précise Christophe Inacio, responsable du service pôle prescription et franchise de la Caisse d'Epargne Ile-de-France. En contrepartie de la somme prêtée, les banques demandent « un minimum d’investissement de la part du candidat sur ses fonds propres et un engagement par le biais de garanties. Attention, l’apport ne peut en aucun cas être constitué par un prêt à la consommation, qui fausserait le dossier et mettrait en danger la capacité de remboursement de l’emprunteur », avertit Charles Marinakis. Le président-fondateur de CrediPro, réseau en franchise de courtiers en crédit professionnel, attire également l’attention des candidats sur l’importance de l’assurance, qui garantit les risques d'incapacité de remboursement en cas de décès, maladie ou invalidité. Les personnes à assurer sont : l’homme clé, le conjoint, s’il joue un rôle quotidien dans l’activité, et les éventuels associés.


 

Charles Marinakis
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Charles Marinakis, président-fondateur de CrediPro.

Le cautionnement

Les banques peuvent exiger des garanties telles que le nantissement du fonds de commerce, la caution personnelle et solidaire des associés, la caution partielle ou simple d’un fournisseur, notamment pour les contrats où le franchiseur est fournisseur exclusif ou, en dernier recours, la garantie réelle (l’hypothèque d’un bien). Pour réduire sa caution personnelle, le candidat à la franchise peut faire appel à des sociétés de cautionnement mutuel (SCM). Les banques peuvent en posséder (la SACCEF s’adosse à la Caisse d’Epargne et la SOCAMA à la Banque Populaire), mais il peut également s’agir d’organismes indépendants (la SIAGI) ou d’organismes d’Etat (Oséo). En passant par le triple filtre du courtier en crédit, des banques et des organismes de cautionnement mutuel, le candidat obtient des avis fiables sur la durabilité et la solvabilité de son projet.


Retrouvez l’intégralité des vidéos et des conférences sur le site du Salon des Entrepreneurs.