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Créer une franchise : ouvrez votre capital

2009-09-09T14:30:00+02:0009.09.2009, 


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Associer la famille, un partenaire ou une tête de réseau à son capital : avantages et obligations induites.

Ouvrir son capital à des associés
Crédits photo : Getty Images
Ouvrir son capital à un partenaire est un moyen simple et rapide pour mobiliser des fonds.

Misez sur un partenaire

Attendez-vous à un démarrage difficile si vous vous lancez en solo avec peu de moyens. Pourquoi ne pas alors vous associer ? Ouvrir son capital à un partenaire est un moyen simple et rapide pour mobiliser des fonds. Difficile de quantifier le niveau de participation idéale pour donner toutes ses chances à votre projet. Logiquement, l’associé va réclamer des parts au pro-rata de la somme apportée. Même si le montant est supérieur au vôtre, vous pouvez mettre en avant votre professionnalisme. Valorisez votre expérience et votre expertise pour négocier la participation de chacun. Mais s’adjoindre un associé implique des contraintes : le versement de dividendes, le risque de désaccord et finalement de retrait de du partenaire.


Associer la famille

Vos proches peuvent aussi apporter une aide financière en échange d’une prise de capital. Son montant n’est pas obligatoirement proportionnel à la somme investie. Par exemple, si vous apportez 70 000 euros et vos parents 30 000, vous n’êtes pas tenu de leur donner 30 % des parts. A vous de vous entendre avec eux. A noter : cette forme de participation donne lieu à une réduction d’impôt sur le revenu (25 % des sommes investies) pour l’investisseur mais dans un plafond annuel de 20 000 euros pour une personne seule et 40 000 euros pour un couple.


Solliciter la tête de réseau

Vous tourner vers l’enseigne est une option mais à manier avec prudence. Le commerce organisé repose sur le principe d’indépendance financière et juridique entre franchiseur et franchisé. Une prise de participation limite de facto la liberté du créateur. Sachez aussi que cette pratique reste peu courante. Elle concerne généralement les projets dépassant le million d’euros impliquant généralement un financement immobilier. Autre cas de figure, l’enseigne peut entrer au capital d’un point de vente franchisé issu d’une succursale. Le but : épauler un salarié qui souhaite devenir indépendant. Là encore, cette situation reste peu courante. La majeure partie du temps, le coup de pouce consiste plutôt en une diminution temporaire de la redevance.


Jean-Philippe Deltour
Crédits photo : DR
Jean-Philippe Deltour, gérant et cofondateur de Créditrelax

Limiter les actionnaires

Frapper à la porte des business angels se soldera probablement par un échec. D’abord parce que ces investisseurs, des personnes physiques, placent prioritairement leur patrimoine dans des entreprises innovantes auxquelles ils peuvent prodiguer des conseils. Ensuite parce que leur ticket moyen est faible : il oscille entre 20 000 et 50 000 euros. Or sur des projets de franchise importants, le besoin de financement dépasse la centaine de milliers d’euros. Il deviendrait compliqué de gérer 4 ou 5 investisseurs.


Organisme dédié

Si vous êtes porteur d’un projet à partir de 800 000 euros, vous pouvez vous tourner vers Franchise Finance. Comme son nom l’indique, cette entreprise accompagne au capital les futurs franchisés. Sa participation constitue un levier efficace pour obtenir un prêt bancaire. Cet investisseur se retire au bout de 5 ans avec une rémunération à la clé. Songez aussi aux Holdings ISF. Certaines, comme ISF Secure 2008, sont prêtes à investir dans les entreprises franchisées même si ce type de sociétés n’est pas leur placement favori.

Réalisé avec le concours de Jean-Philippe Deltour, gérant et co-fondateur de créditrelax et Philippe Tougeron, expert-comptable directeur associé Adventi Franchise.