Interview

T. Grasset (Spratley) : « Le montant moyen des aides et subventions par entreprise est de 26 900 euros »

2009-03-02T15:06:00+02:0002.03.2009, 


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Pour financer votre projet, ayez le réflexe de solliciter des dispositifs publics ! Astuces pour entrepreneurs en réseau, avec Tanguy Grasset, directeur du réseau Spratley Conseil.

Tanguy Grasset, Spratley Conseil
Crédits photo : Spratley Conseil
Tanguy Grasset, directeur du réseau Spratley Conseil

Il existe plus de 6 000 aides et subventions pour les entreprises en France. Sont-elles toutes accessibles aux entreprises en réseau ? Les organismes publics ne réagissent pas tous de la même façon en la matière. Dans quelques régions, certains considèrent que les franchisés ne sont pas suffisamment indépendants pour bénéficier d’une aide à la création et les excluent de leurs dispositifs. Mais dans la majorité des cas, les dossiers sont acceptés. Parmi nos clients, nous avons ainsi quelques franchiseurs pour qui nous sollicitons des aides, aussi bien pour financer leur propre développement que pour accompagner chacun de leurs franchisés dans leur installation.


Quel est le montant des aides que l’on peut obtenir ? Tout dépend de l’origine du porteur de projet (chômeur, salarié, retraité…), du projet en lui-même (création, innovation, export…) et du lieu d’implantation. L’un de nos franchisés Spratley a ainsi obtenu 109 000 euros pour lancer son point de vente ; certains n’ont pas obtenu autant malgré un projet similaire, mais dans une région différente… En France, le montant moyen des aides et subventions par entreprise est de 26 900 euros. Pour nos clients, nous ciblons donc des dossiers qui représentent un potentiel minimum de 25 000 euros. Le maximum que nous ayons obtenu pour un même client a été de 1,3 million d’euros de subventions et 400 000 euros d’avances remboursables.


Quels sont les délais pour recevoir les fonds ? Dans une démarche classique, les délais peuvent facilement atteindre un an, entre l’identification du dispositif à solliciter, le montage du dossier, la réponse de l’organisme et la libération effective des fonds. Mais certains dispositifs spécifiques peuvent aboutir en 6 mois, notamment dans le cadre des appels à projet européens qui s’adressent à certains secteurs en particulier. Les dossiers sans libération de fonds, comme les garanties dans le cadre d’emprunts, peuvent également être plus rapides.


Faut-il se faire accompagner dans cette démarche ? De façon générale, rien ne sert de solliciter 50 organismes : vous perdrez du temps et de l’argent. Mieux vaut cibler deux ou trois dispositifs prioritaires et soigner le montage du dossier. Pour obtenir des aides de faible montant, nous conseillons aux entreprises de s’en charger elles-mêmes. Mais au-delà de 5 000 euros, il est souvent plus fructueux de solliciter un cabinet spécialisé dans ce type de démarche : il connaîtra mieux les critères d’éligibilité, la façon de présenter les informations, les règles de cumul entre les différents dispositifs…
En France, c’est un nouveau métier en phase de structuration, mais dans d’autres pays, c’est déjà un réflexe. En Belgique par exemple, dès qu’une entreprise a un projet, elle commence systématiquement par regarder à quels dispositifs publics elle pourrait faire appel !