Témoignage

Apport personnel étayé par un prêt d'honneur : l'expérience d'un franchisé

2009-03-06T10:12:00+02:0006.03.2009, 


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Eric Bernard, 52 ans, est devenu franchisé Sineo avec l’aide d’un prêt d’honneur décroché auprès du Réseau Entreprendre. Le point sur les critères de sélection et les engagements que ce prêt implique.

Eric Bernard, Sineo
Crédits photo : Sineo
Eric Bernard, franchisé Sineo.

Pré-contrat de franchise décortiqué

100 000 euros : c'est la somme totale qu'Eric Bernard a dû réunir pour ouvrir sa franchise de nettoyage écologique de véhicules Sineo, tout près de Bordeaux. Une somme rondelette financée sur ses deniers personnels à hauteur de 40 000 euros mais aussi en partie grâce à un prêt d'honneur de 20 000 euros décroché auprès du Réseau Entreprendre, spécialisé dans l'aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise. « Outre les critères liés à ma personne, ils ont analysé la viabilité économique de mon projet et décortiqué le pré-contrat de franchise pour identifier d'éventuelles anomalies », explique cet ancien cadre dirigeant dans le secteur automobile qui a profité d'un licenciement économique pour se lancer. Et d'ajouter : « ils ont aussi vérifié le lien de dépendance vis-à-vis du franchiseur. »


Fiche entreprise
Activité : nettoyage automobile sans eau, avec des produits écologiques.
Date de création : janvier 2007
Investissement total : 100 000 euros, dont 40 000 euros environ d’apport personnel, 20 000 euros de prêt d’honneur octroyé par Réseau Entreprendre Aquitaine et 40 000 euros de prêt bancaire.
 

Libre de choisir ses fournisseurs

Car pour prétendre au soutien de l'association, les franchisés doivent notamment avoir le contrôle effectif de leur entreprise. Ce qui est le cas d'Eric Bernard : « j'ai défini moi-même l'objet social de ma société en optant pour l'entretien-réparation plutôt que pour le nettoyage, trop restrictif ». Un moyen astucieux de diversifier ses activités s'il le souhaite. Autre signe d'indépendance : le contrat d'approvisionnement. « Je suis tenu de commander un certain volume de produits de lavage au franchiseur. Mais rien ne m'empêche de faire appel à d'autres fournisseurs dès lors que je respecte la Charte de Sineo », indique Eric Bernard. A priori, aucun risque qu'il dénature le concept : l'homme a justement choisi cette enseigne pour ses valeurs. « Il y a bien sûr le côté écologique, mais aussi la dimension sociale du projet puisque les franchises du groupe Sineo sont toutes des entreprises d'insertion », précise-t-il.


Chéquiers-conseils

Pour rédiger les statuts de sa société, Eric Bernard s'est offert les services d'un avocat… rémunéré avec les chéquiers-conseils qu'il a obtenus en qualité de demandeur d'emploi. Les conseils prodigués par son « parrain » du Réseau Entreprendre Aquitaine, un chef d'entreprise chevronné, sont quant à eux totalement gratuits !