Panorama des entreprises développées en réseau

2009-04-15T09:28:00+02:0004.03.2009, mis à jour le 15.04.2009,


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Commerce organisé indépendant, structures intégrées ou groupements de commerçants... les enseignes peuvent se développer sous plusieurs formes. Découvrez ces différentes structures et statuts juridiques.

Entreprise en réseau
Crédits photo : Getty Images
Les entreprises développées en réseau

Trois statuts juridiques

Il est souvent complexe de comprendre les divers modes de fonctionnement des activités commerciales. Ce système s’apparente à une véritable jungle où se mêlent différents types de contrats et formes commerciales. Les statuts juridiques peuvent pourtant être classés dans trois grandes catégories : les structures intégrées, les groupements de commerçants et le commerce organisé indépendant (franchise, commission-affiliation…).


Structures intégrées

Certaines entreprises développent leur activité en succursales et en filiales, grâce à des fonds propres. Les enseignes ne concèdent donc pas leurs entreprises à des commerçants indépendants. La société-mère se charge de l’administration de ses points de vente à travers des gérants. La direction exerce un grand pouvoir décisionnel, et dans ce mode de distribution en réseau, les entreprises du groupe bénéficient de moins d’indépendance. On ne parle donc pas de tête de réseau, mais de tête d’enseigne.

Un choix également humain
Déterminer le mode de collaboration commerciale est avant tout une décision d’ordre sociale. Bien appréhender le panorama des activités commerciales en réseau, revient en effet à comprendre comment sont prises les décisions.
Dans les structures intégrées, une seule personne prend les décisions et organise le réseau, tel un père de famille. Dans les groupements de commerçants, les adhérents égaux entre eux forment le réseau et possèdent le même pouvoir décisionnel. Dans le commerce organisé indépendant, on parle de droits et devoirs entre tête de réseau (franchiseur…) et entrepreneur en réseau.
J.S


Groupements de commerçants

Ce cas de figure concerne notamment les coopératives, les SARL à capital variable et les chaînes volontaires. Ce n’est pas une seule personne qui gère l’activité, mais les commerçants, propriétaires de leurs magasins qui dirigent le réseau. Ces entrepreneurs indépendants organisent et contrôlent le réseau de manière collégiale. Ce pouvoir commun s’opère à travers un conseil d’administration. La prise de décision s’effectue selon le principe démocratique « 1 homme = 1 voix » : l’importance d’un adhérent n’est pas fonction du nombre de ses parts dans la coopérative, ni de son ancienneté. La coopérative représente 90 % des groupements de commerçants. La notion de coopérative rappelle bien l’idée de pyramide inversée où les commerçants associés forment la base de l’activité et construisent le réseau.


Commerce organisé indépendant

 Ce mode d’activité prend diverses formes : franchise, commission-affiliation, concession… Il s’appréhende selon l’image pyramidale classique où, cette fois, la tête d’un réseau (le franchiseur, par exemple) décide seul des évolutions, prend les décisions, transmet un savoir-faire et fait profiter le réseau de sa notoriété et des services mis en commun (assistance, expérience et formation, etc.)


Statut identique, fonctionnement différent

Les formes d’activités au sein d’une de ces trois catégories de statuts juridiques sont identiques, mais ne fonctionnent pas de la même façon. Une succursale n’a pas les mêmes propriétés qu’une filiale, puisque cette dernière est une entité juridique distincte de la maison-mère. Une franchise n’aura pas les mêmes avantages et inconvénients qu’une commission affiliation : les risques propres aux marges, à l’investissement initial et à la gestion des stocks ne sont pas les mêmes.