Témoignage

Entrepreneur isolé ou sous enseigne : le choix d'un indépendant dans l'âme

2009-03-31T14:35:00+02:0031.03.2009, 


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Entreprise isolée, partenariat, franchise... Le parcours de Jean-Luc Delmar s’est forgé autour d’un besoin d’indépendance. Une volonté déclinée selon les contrats au sein de l'enseigne Rénoval.

Jean-Luc Delmar, Rénoval
Crédits photo : Droits Réservés
Jean-Luc Delmar

De la menuiserie à la véranda

Jean-Luc Delmar ne se voyait pas devenir franchisé. Il a toujours exprimé une farouche volonté d'indépendance : « Je voulais rester maître de mes mouvements et de mes choix. » Son entreprise, c'est une PME familiale de menuiserie, concevant et installant notamment des cuisines, créée en 1981 et transmise près de vingt ans plus tard par son père, au moment de son départ à la retraite. Cette reprise de société s'accompagne, deux ans plus tard, du développement de l'activité de vente et pose de véranda.


Une image altérée de la franchise

A l'époque, pour Jean-Luc Delmar, « la franchise signifiait simplement redonner de l'argent au réseau pour cotiser pour la publicité de l'enseigne et au final, n'avoir droit qu'à un encart dans un journal. Ça ne m'intéressait pas !» Le seul engagement qu'il prend en juin 2001 avec le réseau d'entrepreneurs Rénoval, c'est un contrat de partenariat. L'enseigne Rénoval, spécialisée dans la fabrication industrielle de véranda, lui assure une exclusivité territoriale et des remises commerciales. En contrepartie, ce dernier s'engage à vendre uniquement des produits Rénoval.


Du partenariat à la franchise

En juillet dernier, le réseau Rénoval souhaite se lancer en franchise pour communiquer autour d'une image de marque forte et intégrer de nouveaux entrepreneurs. Attaché aux produits de l'enseigne, estimant qu'il « aurait été très difficile de descendre en gamme », Jean-Luc Delmar finit par accepter le statut de franchisé, en réussissant « à faire ajouter quelques paragraphes au contrat. » D'abord concernant la durée d'engagement : « J'ai obtenu un contrat d'un an renouvelable. Comme ça, si je me sens à l'étroit, je ne renouvelle pas ». Ensuite, il s'est assuré qu'en cas de problème personnel de santé, ses associés, en l'occurrence sa famille, seraient prioritaires sur le rachat de l'entreprise. Enfin, concernant la publicité, il s'est assuré d'avoir voix au chapitre : « Les membres du réseau Rénoval ont élu des représentants qui participent à la commission publicité. Ainsi, je sais précisément où va mon argent. »


« Maître chez moi »

Aujourd'hui, Jean-Luc Delmar estime ne pas gérer différemment son entreprise maintenant qu'il est franchisé. « Je reste maître chez moi », assure-t-il. Même pour la publicité, sa « bête noire », il affirme conserver une certaine marge de manœuvre. « Ils ont lancé une opération nationale appelée "Véranda anniversaire". Sans imposer de date au niveau national. » Il en a ainsi bénéficié à sa convenance.


Regard extérieur bénéfique

A travers son expérience en franchise, le chef d'entreprise, à la tête de 20 salariés, estime même avoir progressé dans certains domaines. Notamment, la gestion. « Quand je travaillais seul, je dressais chaque mois un tableau des ventes. Les outils proposés par Rénoval mettent en relation les jours de pause, les nouveaux clients, les rendez-vous et les ventes. Avant, je ne tenais compte que du total des ventes. Aujourd'hui, si je réalise trois ventes pour quinze rendez-vous, ça me permet de voir que ce que je dois améliorer. »