Bilan 2012

Le commerce associé progresse mais reste prudent face à la crise

2013-05-28T14:53:00+02:0028.05.2013, 


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Les entreprises du commerce associé ont vu leur activité progresser en 2012 malgré la crise. Même si certains secteurs souffrent à cause de la météo et de la baisse du pouvoir d’achat, les groupements prennent une place de plus en plus importante au sein du commerce de détail. Et pour continuer à progresser, la Fédération du commerce associé mise notamment sur l’accompagnement des réseaux et la mise en place de la stratégie multi-canal.


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Objectif 30 % ! A l’occasion de la présentation des résultats annuels de ses adhérents, le président de la Fédération du commerce associé (FCA) Guy Leclerc s’est dit sûr d’atteindre prochainement 30 % de parts de marché du commerce de détail. « Depuis 10 ans, nous faisons mieux que le commerce de détail et nous gagnons des parts de marché. Nous sommes fiers que le commerce associé soit la forme de commerce prépondérante dans le secteur avec 29 % de part de marché en 2012 », détaille le président-sociétaire. Car la FCA défend le modèle coopératif qui caractérise tous les groupements qui en font partie. Cette organisation horizontale est basée sur la participation de chacun des membres au fonctionnement et aux prises de décision de l’ensemble composé de 80 groupements dans 30 secteurs.

Disparités selon les secteurs

« En 2012, le commerce associé a vu son chiffre d’affaires progresser de 3,6 % à 138,2 milliards d’euros », ajoute Guy Leclerc. Parmi les secteurs en croissance, le sport et les loisirs ont augmenté de 6,4 %, l'optique de 3,1 % ou encore le tourisme et la restauration de 1,8 %. Derrière cette croissance se cachent des disparités selon les secteurs puisque certains, comme les jouets, les services immobiliers ou encore l’équipement de la maison, accusent des baisses respectivement de 0,6 %, 6,5 % et 1,3 %. Mais le président de la FCA ne s’inquiète pas particulièrement devant ces situations : même s’il admet que « les affaires sont difficiles et que des secteurs vont souffrir encore cette année », il rappelle que les baisses enregistrées dans les réseaux sont moindres que celles du marché. Ainsi, selon les chiffres donnés par la fédération, l’ensemble des professionnels du jouet a connu une baisse de l’activité de 2 %, ceux de l’équipement de 3 % et ceux de l’immobilier une chute de 18 %.


Création de 4 800 emplois en 2012

En plus d’une croissance de l’activité des groupements, les dirigeants de la FCA ont aussi annoncé que le nombre de points de vente a augmenté de 2,1 % en 2012, à 41 218 magasins. Un solde positif qui repose notamment sur l’adhésion de commerçants isolés qui décident finalement de rejoindre un réseau. Et pour accompagner cette évolution, les structures centrales des groupements ont également recruté pour améliorer les services aux enseignes. « En 2012, nos réseaux ont créé 4 800 emplois. Dans les centrales, la progression de l’emploi est de 5,8 % et de 0,7 % dans les points de vente. Aujourd’hui, nous représentons 28 % de l’effectif total du commerce de détail », explique Guy Leclerc. Autre caractéristique de ces réseaux : 18 % des associés adhérents de la Fédération du commerce associé gèrent plusieurs points de vente.


Les groupements aux petits soins

Ce succès dépend aussi de l’accompagnement proposé par la fédération et par les têtes de réseau. Ainsi, plus de 77 % des groupements aident les entrepreneurs à trouver du financement ou à négocier avec les banques. D’autre part, le système coopératif a instauré des modes de parrainage entre associés qui le différencient de la franchise : 18,2 % des groupements en profitent. Sur d’autres domaines, comme la recherche d’emplacement, les études de marché ou encore le montage technique du dossier, les enseignes soutiennent leurs points de vente. Enfin, 82 % des groupements dispensent une formation à l’entrée dans le réseau.


Le cross-canal progresse

Dans le développement de la stratégie cross-canal aussi, les groupements jouent un rôle : l’activité de vente en ligne a notamment augmenté de 13 points en deux ans et 58 % des réseaux ont aujourd’hui ce type de service. Et même si 78 % des enseignes ont vu leurs ventes en ligne augmenter de plus de 20 % en 2012 par rapport à 2011, le basculement devrait encore prendre un peu de temps car seules 15 % misent sur des dispositifs interactifs comme les flash-codes par exemple. Et surtout, 95 % des entrepreneurs du commerce associé voient encore dans les dispositifs internet un moyen d’augmenter le trafic dans leurs points de vente physiques. Reste que seuls 45 % des groupements considèrent que les pure players sont leurs concurrents directs contre 55 % qui se confrontent surtout aux autres enseignes.