Bilan 2016

Le commerce associé franchit la barre des 150 milliards d’euros

2017-04-28T06:00:00+02:0028.04.2017, 


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Le chiffre d’affaires des groupements et coopératives a de nouveau enregistré une croissance en 2016, s’établissant à 150,3 milliards d’euros. Ensemble, elles représentent 7 % du PIB français et 30 % du commerce de détail.

Croissance pour le commerce coopératif
Crédits photo : shutterstock.com

Une nouvelle fois, la croissance a été au rendez-vous pour le commerce associé : en 2016, les enseignes concernées – groupements et coopératives telles qu’Intermarché, Atol les Opticiens, Intersport ou encore Leclerc – ont, ensemble, réalisé un chiffre d’affaires record à 150,3 milliards d’euros. Une performance qui pèse lourd dans le paysage économique français : 30 % du commerce de détail au global et 7 % du PIB.

Une croissance de 2,3 % sur un an

En enregistrant un tel score, le commerce associé réalise également une belle croissance avec une hausse de ses recettes de 2,3 % par rapport à l’année 2015. « Nos résultats sont particulièrement remarquables au regard du contexte économique actuel, avec notamment une prévision de croissance pour le PIB français de 1,1 % et de 1,7 % pour la zone euro sur la période », s’est félicité Eric Plat, président de la Fédération du commerce coopératif et associé (FCA). L’organisme a révélé ses chiffres annuels le 26 avril lors d’une conférence de presse dédiée, au cours de laquelle la bonne santé du secteur a été particulièrement soulignée et comparée au commerce de détail en général. « Depuis plus de quinze ans, nous réalisons des performances supérieures à celles du marché dans sa globalité », ont ainsi déclaré les dirigeants de la FCA.


Un secteur qui ne connait pas la crise

Le commerce coopératif et associé et ses 180 enseignes attirent chaque année de nouveaux commerçants indépendants. Au total, le secteur regroupe 32 590 entrepreneurs employant 546 769 salariés au sein de 45 245 points de vente. Soit une création nette de 5 600 nouveaux emplois en 2016. En moyenne, un point de vente non alimentaire emploie cinq personnes, un magasin de distribution alimentaire, quant à lui, en embauche 52. « Nous avons un rôle social et sociétal fort », a martelé le président de la FCA.

Pour la majorité des commerçants indépendants concernés, le commerce coopératif et associé est un modèle résilient qui les aide au quotidien dans leur activité. Pour 74 % d’entre eux, selon un sondage réalisé par la FCA, ce modèle les aide à résister à la crise et 70 % estiment qu’ils enregistrent grâce à lui des résultats supérieurs au marché.

« L’adhésion au commerce coopératif et associé est surtout un marqueur fort d’engagement local de la part des chefs d’entreprise, a insisté Eric Plat. Ils lancent leurs affaires dans les territoires et se développent en harmonie avec lui. Dans ces réseaux, la valeur créée reste au local. » Le président de la FCA, également dirigeant du réseau Atol les Opticiens, a ainsi conclu en insistant sur le rôle et l’engagement souhaité par le commerce coopératif et associé, rappelant que 47 % des commerçants indépendants ont rejoint ce modèle par conviction.

Jennifer Matas