Portrait de franchisé

Un patron en accord avec ses principes

2010-03-15T16:00:00+02:0015.03.2010, 


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Ancien cadre, Thierry Gomez s'est lancé depuis 1 an avec sa femme dans l'aventure du home staging. La franchise lui a permis d'apprendre ce nouveau métier et de se réaliser en tant qu'individu.

Thierry Gomez, franchisé AVEO Home Staging
Crédits photo : Les Echos / Ian Hanning, Réa
Thierry Gomez, franchisé AVEO Home Staging à Salon-de-Provence.

Son parcours aurait pu être des plus classiques. Après une école de commerce, Thierry Gomez a été successivement cadre commercial, responsable d'agence et, enfin, directeur de filiale sur la zone océan Indien à La Réunion. Mais à quarante ans, il rentre en métropole, persuadé qu'un « mi-temps professionnel » s'impose, « histoire de réfléchir et de se poser les bonnes questions ». Sa femme, qui travaille dans le secteur de l'immobilier, lui parle alors du « home staging ». Ce concept, nouveau en France mais pratiqué aux Etats-Unis depuis trente ans, consiste à valoriser des biens immobiliers pour les revendre plus facilement. Thierry Gomez étudie les acteurs présents sur le marché et esquisse un projet d'entrepreneur indépendant. Après avoir entendu tout et n'importe quoi sur ce secteur émergent, il découvre l'enseigne Aveo Home Staging, avec laquelle il a un « véritable échange pragmatique ». Contrairement à ce que les émissions télé laissent percevoir, « le "home staging" nécessite de vraies compétences techniques liées à l'optimisation des espaces répondant à des problématiques de vente. Ce métier requiert des aptitudes commerciales et des connaissances en gestion, mais aussi en immobilier. Aveo Home Staging m'a également séduit par son apport au niveau marketing, qui complétait bien mes propres compétences. Il faut avant tout être convaincu par le concept, pour être convaincant auprès du client. »


Savoir débrancher

Décidé à se lancer, Thierry Gomez entreprend ses recherches de financement dans un contexte de crise économique. Grâce à un prêt obtenu malgré le scepticisme de certaines banques, il ouvre son agence à Salon-de-Provence en janvier 2009, avec sa femme, Sophie. « Entreprendre en couple n'est pas un exercice facile. Tout est dans la gestion du temps : déterminer quand s'arrête le travail et quand commence la vie de famille. Si vous ne savez pas débrancher, il y a danger ! Au bout du compte, les satisfactions doivent être plus importantes que les sacrifices concédés », insiste-t-il. En tant que chef d'entreprise, il a acquis l'intime conviction que, « si l'on n'a pas envie de se lever tous les matins avec la volonté d'aller chaque jour un peu plus loin, il ne faut surtout pas créer ! » Certes, il gagne maintenant trois fois moins qu'auparavant, mais il va bientôt embaucher un employé à temps plein. « Il ne faut pas confondre chiffre d'affaires et bénéfices. L'important est de s'inscrire dans la durée. Le concept est pertinent puisque les délais de vente moyens des biens immobiliers dont je m'occupe sont de dix-huit jours. » Pour lui, « l'argent est un moyen, pas une finalité ». Devenu seul maître à bord, il retrouve des valeurs qui lui manquaient dans les grands groupes : le partage, l'enrichissement commun, l'honnêteté dans ses engagements envers les clients. Son savoir-être rejoint enfin son savoir-faire.