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Devenir franchisé en commerce alimentaire : le goût des bonnes choses

2012-06-15T11:00:00+02:00

26.11.2009 mis à jour le 15.06.2012, 


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Si l’expertise n’est pas indispensable pour ouvrir un commerce alimentaire, une réelle affinité avec la profession est requise. Les franchiseurs sont pour la plupart à la recherche de candidats aux profils de gestionnaires, des anciens cadres par exemple, qu’ils peuvent ensuite former aux différents métiers du secteur.

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Crédits photo : Getty images
Parmi les profils, le « spécialiste ». Fin connaisseur de son produit, il gravit les échelons dans son corps de métier.

De l’apprenti au patron

Les commerçants viennent d’horizons divers. Premier profil, le « spécialiste ». Fin connaisseur de son produit, il gravit les échelons dans son corps de métier. D’abord simple apprenti dans la boutique, il y acquiert de l’expérience dans l’animation d’un point de vente et la gestion des relations avec les clients. Il devient son propre patron une fois les fonds nécessaires réunis pour monter sa propre affaire. Dans le cadre de la franchise, les enseignes montrent parfois une certaines réticences à intégrer un candidat de ce type. Un ancien indépendant éprouve parfois des difficultés à entrer dans le moule d’un concept et supporte mal les contraintes d’une vie en réseau.


De la grande entreprise à la PME

Deuxième profil, le cadre en reconversion. Cet ancien manager aspire à changer de vie et créer son propre outil de travail. Avide d’autonomie, il aime prendre ses propres décisions. Il cumule plusieurs atouts : une solide expérience en gestion et encadrement, un apport financier conséquent et des biens mobiliers grâce auxquels il peut dégager rapidement des liquidités. Le repreneur est parfois un ancien cadre dirigeant qui se fixe comme objectif de redresser un commerce en perte de vitesse. Le manager, en particulier quand il est issu de la grande distribution, est particulièrement apprécié par les enseignes, bien que certaines aient essuyé des échecs avec des franchisés au profil trop gestionnaire. L’ancien cadre sait vendre, gérer, commander mais n’a généralement pas d’expérience palpable de la vente de proximité. Une immersion dans le quotidien d’un commerce s’avère donc une étape nécessaire avant l’ouverture ou la reprise du point de vente.


Affinités

Etre commerçant nécessite un certain état d’esprit. Pour rejoindre une enseigne, il est indispensable d’apprécier le contact avec les clients et d’avoir le sens du conseil. Peu importe si le commerçant n’est pas un spécialiste, il doit néanmoins avoir une réelle affinité avec le produit. On ne demande par exemple pas à un caviste d’être œnologue, mais il faut toutefois être intéressé par l’univers du vin. L’ouverture d’un magasin réclame un grand investissement en termes de temps. Il faut être disposé à se lever tôt, travailler à l’heure où les autres passent à table et éventuellement renoncer au repos dominical. Nombre de commerçants se lancent en couple. Il faut garder à l’esprit que ce choix de vie peut susciter des tensions dans la vie privée ou, à l’inverse, créer une solidarité entre les partenaires.


Investissement

La somme à mettre sur la table varie considérablement selon la spécialité du magasin mais aussi selon les enseignes. Du côté des détaillants en chocolat, De Neuville annonce un investissement minimum de 105 000 euros tandis que Chocolats Roland Réauté l’évalue entre 200 000 euros et 250 000 euros. Chez les enseignes de boulangers, le franchisé devra débourser de 350 000 euros à 450 000 euros selon les réseaux. L’ouverture d’une cave à vins nécessite un investissement beaucoup plus limité, compris entre 53 000 euros et 120 000 euros. Attention, ces montants ne comprennent pas le pas-de-porte : l’entrepreneur devra aussi louer ou acheter un local dont les prix sont extrêmement variables selon les emplacements.


Développement

Un entrepreneur franchisé qui lance un commerce alimentaire embauche généralement peu d’employés en début d’activité. Il peut parfois même rester seul. Au fur et à mesure du décollage de la société, il sera amené à recruter et donc à développer de nouvelles compétences managériales. Si les ex-salariés de grandes entreprises ont déjà l’expérience de l’animation d’une large équipe, un ancien indépendant devra se frotter à la gestion des ressources humaines. Le développement de l’activité amènera peut-être l’entrepreneur à ouvrir d’autres points de vente. Une évolution espérée par les enseignes et qui explique leur préférence pour les profils de cadres en reconversion.

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