Métier

Commerces alimentaires : la convivialité au cœur du métier

2012-06-15T11:00:00+02:00

26.11.2009 mis à jour le 15.06.2012, 


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Commerce de proximité oblige, la relation avec le client est la clé de la réussite dans l’alimentation spécialisée. Le rôle du franchisé est d’innover pour se démarquer des enseignes de distribution, qui jouent elles aussi sur le même plan.


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Un bon professionnel doit  avant tout avoir un talent pour la vente

Bonne humeur de rigueur

Présents au cœur des métropoles comme dans les communes les plus reculées, les commerces alimentaires constituent un élément clé de la vie de quartier comme de la vie rurale. Malgré des prix souvent supérieurs à ceux pratiqués dans la grande distribution, les Français restent très attachés à ces magasins de proximité. Le point fort du commerce alimentaire : la qualité du service. Epicier, boulanger, boucher… Quelle que soit la spécialité exercée, un bon professionnel doit avant tout avoir un talent pour la vente. Il faut savoir développer un vrai relationnel avec les clients car un magasin de quartier est un lieu de sociabilité pour les habitants. Ce sens du contact constitue donc le levier majeur pour fidéliser la clientèle.
 


Gestion et savoir-faire

La qualité d’accueil et de conseil se double d’une compétence de gestion. Quels que soient les produits vendus, le franchisé organise l’approvisionnement, la réception et le stockage de la marchandise. Il assure aussi la facturation et l’encaissement. L’exercice de métiers traditionnels ne dispense pas de s’adapter à l’évolution des goûts. Le franchisé doit se montrer innovant : humer l’air du temps pour renouveler son offre et rectifier l’aménagement de sa boutique. Le franchisé est d’ailleurs plus souvent recherché pour ses qualités de gestionnaire que pour son savoir-faire. Cependant, les métiers de transformation des produits, comme la pâtisserie ou la charcuterie, réclament une technique artisanale. Leur exercice nécessite donc l’obtention d’un CAP (contrat d’aptitude professionnelle). Il suffit toutefois qu’au minimum un salarié dispose du diplôme pour que l’activité puisse se poursuivre.


L’indispensable innovation

Pour faire face à la concurrence de la grande distribution, les commerces alimentaires peuvent aussi jouer sur l’innovation. Si certaines peuvent être onéreuses, des aides gouvernementales et de nombreux organismes soutiennent ces initiatives. Il ne faut pas oublier que le franchiseur joue un rôle important dans l’accompagnement des franchisés. Il doit fournir les outils nécessaires au développement du réseau. Ces solutions peuvent par exemple consister à renouveler son offre avec de nouveaux produits, d’en proposer la dégustation ou encore de livrer à domicile. Les technologies de communication ne sont pas l’apanage des enseignes de la grande distribution : l’instauration d’une carte de fidélité et le géo-reporting sont des techniques de plus en plus accessibles aux petites enseignes.


Haut de gamme

Portées par le rejet de la « malbouffe », des boutiques de spécialités alimentaires ont fleuri partout dans l’Hexagone. Basant leur argumentaire commercial sur l’authenticité des produits, elles se sont positionnées tout naturellement sur le haut de gamme. Mais les épiceries fines et les magasins à thème régional comme le Sud-ouest ou la Provence pâtissent eux aussi de la concurrence frontale des grandes surfaces qui ont considérablement développé leur offre de produits du terroir, y compris sous marque distributeur. Les chocolatiers quant à eux sont sortis en 2011 de deux années noires, mais la consommation n’évolue que de 0,5 % par an. Les cavistes souffrent de leur côté d’une forte baisse de la demande : entre 2006 et 2009, la consommation de vin a baissé d’un million d’hectolitres ! A présent, le secteur privilégie plus que jamais la montée en gamme et mise sur le bio.


Retour à la terre

Avec une hausse annuelle de 32 % de son marché entre 2008 et 20101, et un chiffre d’affaires de 3,38 milliards d’euros, le marché du bio a le vent en poupe. Les grandes surfaces captent une grande partie de cette croissance, mais les boutiques spécialisées ne sont pas en reste : en 2010, 47 % des ventes d’alimentation biologique étaient effectués en grande surface et 41 % en petites surfaces, dont 25 % pour les magasins en réseau. Le nombre de points de vente en circuits spécialisés bio a toutefois tendance à stagner, en gardant le même niveau en 2010 qu’en 2009, mais la surface de vente s’agrandit.

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1 Source : Agence Bio

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