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Esthétique coiffure : les enseignes visent les niches

2011-11-15T12:02:00+02:00

26.02.2009 mis à jour le 15.11.2011, 


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Face aux marques historiques qui dominent le secteur, de jeunes réseaux, tournés vers les minorités ethniques ou l’écologie, tentent de s’approprier une part du marché.


Crédits photo : Getty Images

Des enseignes historiques de poids

Se faire une place aux côtés des ténors de la beauté, c’est le pari plus ou moins gagnant d’une centaine de réseaux sur un marché hautement concurrentiel. Car la coiffure ne se résume pas aux historiques Jean-Louis David (390 franchisés en France), Jacques Dessange (212 unités) ou encore Franck Provost (310 salons). Elle est aussi structurée par des groupes comme Vog qui regroupe notamment : Vog Coiffure (107 implantations) et Tchip Coiffure (346 salons). Tchip Coiffure s’est vite affirmé comme leader sur le segment du low-cost sur lequel se situent également Coiff&Co (201 centres) et Diloy’s (74 franchisés).


Des marques de plus en plus vertes

Autre créneau à explorer : le développement durable. Le groupe Ranea, créateur d’Axel Marens, a lancé Aprécial en 2005. Ce réseau low-cost qui facture les coupes avec un prix calculé selon le ratio d’un euro par minute joue la carte de la conscience écologique. « Aujourd’hui, les clients veulent être non plus de simples consommateurs mais des "consommacteurs", affirme Séverine Ranea, responsable marketing du groupe. Nous référençons les fournisseurs qui ont signé des chartes éthiques. Et dans les salons du réseau, les coiffeurs utilisent des économiseurs d’eau, des ampoules basses consommation et trient leurs déchets. »


Les enseignes spécialisées…

La bataille est tout aussi féroce dans les instituts de beauté. Face aux puissants Esthetic Center, Point Soleil et autres Citron vert à envergure nationale voire internationale, se développent de jeunes réseaux plus modestes comme Carlance, implanté dans le Sud-est et franchiseur depuis 2007. A noter également l’ambitieuse enseigne de remise en forme Peach’ Up (14 implantations en France et 3 à l’étranger), créée en 2005 et franchiseur depuis 2008. Parmi les jeunes réseaux qui sont arrivés sur le marché certains choisissent des niches spécialisées comme Empreinte. Cette enseigne dédiée à la beauté des mains, des pieds et des ongles a lancé son premier magasin en franchise en 2010.


… et les généralistes

De son côté, Ethnicia suit une stratégie inverse : le tout-en-un. « Le concept consiste à apporter tous les soins de beauté, y compris la coiffure, dans un même lieu », explique Hapsatou Sy, qui a lancé son premier institut à Paris sur l’île Saint-Louis en 2005. Après l’ouverture d’un deuxième établissement dans le XVe arrondissement début 2008, elle décide de faire évoluer son enseigne. « Nous avons implanté notre espace beauté où nous prodiguons du conseil en image au cœur du centre commercial des Quatre Temps à La Défense. Nous avons fait le pari de proposer dans le tumulte du quartier d’affaires un lieu où les clientes peuvent, sans rendez-vous, avoir un make-up flash ou un coup de peigne. » Ethnicia espère compter 100 salons d’ici 2015.

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