Economie

Coiffure et esthétique : le low-cost tire son épingle du jeu

2011-11-15T12:03:00+02:00

26.02.2009 mis à jour le 15.11.2011, 


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La coiffure marque le pas depuis l’an passé. Crise oblige, les ménages freinent leurs dépenses. Une aubaine cependant pour les enseignes low-cost.


Crédits photo : Shutterstock.com

De nombreuses fermetures dans la coiffure

2010 a marqué un sérieux coup de d’arrêt pour les enseignes de coiffures. Même les mastodontes du secteur n’échappent pas à la règle. Jacques Dessange (212 unités) a perdu 33 points de vente en 2010 et prévoyait à peine 5 ouvertures pour cette année. Franck Provost (453 unités) a fermé 11 salons l’an passé et en a ouvert 24. Que ce soit pour les gros réseaux de plus de 100 implantations, comme pour les modestes de moins de 30 salons, les prévisions d’ouverture ne dépassent pas les 30 unités. Par ailleurs, on assiste à une situation paradoxale. Si le nombre d’immatriculations d’entreprise spécialisées en coiffure explose, approchant la barre des 10 000 pour la seule année 2010, le nombre de fermetures atteint lui aussi des sommets. Une tendance qui résulte, en partie, de l’essor de l’auto-entrepreneur. Un statut qui représente à lui seul 1 000 défaillances en 2010 sur ce secteur. Ainsi, le nombre de salons a légèrement diminué entre 2009 et 2010, passant de 55 942 à 55 244.


L’essor du low-cost en coiffure

La coiffure doit faire face à la crise. Seuls les modèles low-cost résistent, à l’image de Tchip Coiffure, qui table sur 55 installations en 2011. Lancée en 1995 l’enseigne présente un chiffre d’affaires proche de 300 000 euros par mois. Les clés de la réussite résident dans un service rapide, sans rendez-vous et des prix attractifs. Une stratégie poussée à l’extrême par l’un des derniers arrivants : Beauty Bubble. Le concept repose sur une formule choc : une coupe de cheveux en dix minutes pour 10 euros. L’enseigne se positionne dans des lieux à haute fréquentation comme les couloirs du métro, les gares, les centres commerciaux, etc.


Les instituts de beauté continuent leur essor

Soins du corps, soins du visage... La frontière entre les deux tend à s’estomper, même si la plupart des enseignes d'instituts de beauté restent spécialisés. Le secteur maintient son activité notamment grâce à des réseaux phares tels que Body Minute, avec 50 ouvertures annuelles (235 unités franchisés) et Esthetic Center, avec 70 inaugurations programmées en 2011 (158 instituts). D’autres plus modestes comme Citron Vert, avec une quinzaine d’ouvertures par an (70 centres) ou Carlance (13 points de vente) jouent quant à eux la carte du maillage régional. Guinot (30) et Lipotherm Center (6) prévoient respectivement 30 et 20 ouvertures en 2011.

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